Publié le 20/6/2009
L’aide financière concerne le salaire des travailleurs
800 000 $ à Louisiana-Pacific
Jean Lacaille - Maniwaki - Les 70 travailleurs de l’usine Louisiana-Pacific de Bois-Franc pourront souffler un peu à la suite de la confirmation d’une aide financière de 800 000 $ d’Ottawa. Il s’agit d’une aide qui est consentie par le biais du Programme fédéral de l’assurance-emploi qui assure aux travailleurs jusqu’à 70 % de leur salaire.
«C’est un baume pour l’entreprise. On est en mesure de partager avec l’entreprise les salaires des employés pendant un certain temps. Nous assumons une large part du salaire des employés ce qui leur assure une stabilité», précise le député-ministre, Lawrence Cannon, responsable de l’Outaouais.
Les entreprises qui utilisent cette aide doivent signer pour un minimum de six semaines et un maximum de 26 semaines. Une nouvelle entente de 52 semaines peut s’ajouter à l’entente initiale pour un pacte global de 18 mois.
L’usine, qui fabrique des panneaux agglomérés, avait ralenti sa production au cours des derniers mois à cause de la baisse drastique du bois-d’oeuvre sur le marché nord-américain.
La nouvelle a été bien accueillie par le maire de Maniwaki, Robert Coulombe, également président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). «La ville de Maniwaki, autant que l’UMQ, incitent les gouvernements à supporter les régions forestières. Lorsque l’activité reprendra son cours normal dans l’industrie forestière, les travailleurs qualifiés qui auront conservé leur emploi n’auront pas besoin de formation et la production pourra suivre son cours normal sans que l’entreprise doivent reformer des travailleurs pour assurer une vitesse de croisière dans la production.»
Une délégation de la Chambre de commerce et d’industrie de Maniwaki avait visité l’usine il y a quelques mois. le directeur de l’usine, Alain Leclerc, avait alors vanté les mérites des travailleurs et des dirigeants de l’usine qui faisaient des efforts constants pour maintenir les opérations malgré la crise forestière et la chute du marché du bois-d’oeuvre en Amérique du Nord.