Publié le 29/9/2007
De l’uranium à Otter Lake et au lac Framboise
Jean Lacaille - Otter Lake - La compagnie minière Aldershot Resources Ltd a trouvé de l’uranium à Otter Lake et au lac Framboise. Y en a-t-il suffisamment pour investir dans l’établissement d’une mine ? Les recherches continuent.
Edward Procychyn, le directeur régional de la compagnie au Québec, a convoqué la presse régionale à une rencontre, vendredi, pour faire le point sur un gisement d’uranium à Otter Lake. Des échantillons ont été recueillis et ils seront analysés pour en connaître la teneur en uranium. Il faudra faire des forages pour déterminer la concentration et l’étendue des gisements, évaluer les coûts d’exploitation en fonction de la valeur de l’uranium sur le marché mondial.
Si les analyses en laboratoire sont concluantes, la compagnie pourrait effectuer des forages plus importants, dans le secteur, cet hiver.
Les gens de la région sont inquiets et les dirigeants de la compagnie en sont conscients, mais il y a des lois et des règlements très précis à respecter pour exploiter cette ressource.
Le potentiel
Les deux sites qui représentent le plus grand potentiel son situés à l’ouest de Otter Lake et au lac Framboise. Des échantillons ont été prélevés par des géologues près de Otter Lake cet été. Des appareils, détectant les rayons gamma ont permis aux experts de trouver des traces d’uranium, de thorium et de molybdène. Le thorium est un minerai radioactif qui peut remplacer l’uranium et le molybdène est utilisé pour créer des alliages d’acier. La demande pour le molybdène est très forte en ce moment.
M. Procyshyn a indiqué que pour que cela vaille la peine de construire une mine, il faut que l’on soit en mesure de l’exploiter durant au moins dix ans et cela peut aller jusqu’à trente ans.
Aldershot Resources Ltd s’intéresse à quatre projets miniers au Québec : Fort-Coulonge, Kert, à 38 kilomètres à l’est de Fort-Coulonge, le Saguenay et Sept-Îles.