Publié le 7/2/2009
Forêt Vallée-de-la-Gatineau veut faire flèche de tout bois
Jean Lacaille - Maniwaki – Le Comité Action-Forêt n’existe plus ! Les intervenants forestiers regroupés lors d’un remue-méninges mardi matin à l’Auberge du Draveur à Maniwaki ont redonné un souffle nouveau à l’organisme qui sera dorénavant reconnu comme étant Forêt Vallée-de-la-Gatineau.
«Il a été évidemment question du budget fédéral qui prévoit une aide financière de 170 millions $ pour l’industrie forestière que nous jugeons nettement insuffisante. Il s’agit d’une goutte d’eau dans l’eau trouble qui ne changera rien à la situation actuelle. Nous avons bien l’intention de le laisser savoir aux autorités gouvernementales fédérales. Il s’agit d’une quatrième vie pour Forêt Vallée-de-la-Gatineau qui a revu son mandat de A à Z», précise le porte-parole, Claude Benoit.
Une nouvelle formule
Les intervenants forestiers ont donc décidé de revoir le mandat et la composition de l’organisme. Un conseil exécutif a été formé qui sera composé du préfet Pierre Rondeau de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau (MRC-VG), de Benoit Labrecque, ingénieur forestier du Centre local de développement de la Vallée-de-la-Gatineau (CLD-VG) et de Claude Benoit de la Chambre de commerce et d’industrie de Maniwaki (CCIM).
«Les représentants de ces trois organismes seront membres ex-officio du conseil exécutif de Forêt Vallée-de-la-Gatineau», précise Claude Benoit.
Le conseil exécutif sera épaulé par quatre organismes, et leurs représentants, dans un conseil d’administration. Les représentants de ces quatre organismes sont Mario Couture, directeur général de l’Office des producteurs de bois de la Gatineau, Patrick Feney, directeur général de la Société Sylvicole de la Haute-Gatineau, Gilles Lafrenière de l’Auberge du Draveur de Maniwaki à titre de reprsésentant des commerçants et Charles Sirois du Centre local d’emploi du Québec à Maniwaki.
Les représentants des forestières AbitibiBowater, Louisiana Pacific, le Groupe Lauzon et Commonwealth Plywood y prendront part à titre d’invités par le conseil d’administration dont les postes seront déterminés d’ici deux semaines.
Les résolutions
Lors de la rencontre de mardi, les intervenants ont adopté cinq résolutions qu’ils considèrent urgentes pour en arriver à alléger la crise qui fait actuellement rage dans l’industrie forestière, tant au Québec, que partout en Amérique du Nord.
Dès février, les membres du conseil des maires de la MRC-VG seront invités à prendre position à la suite d’une résolution qui leur sera acheminée concernant l’aide financière de 170 millions $ à l’industrie forestière à même le Budget fédéral. D’entrée de jeu, Forêt Vallée-de-la-Gatineau indique que cette aide frileuse n’aidera en rien la reprise de l’industrie forestière.
Forêt Vallée-de-la-Gatineau veut également mettre l’emphase sur un programme de formation à l’endroit des travailleurs forestiers de la région. Et, pour créer des emplois dans l’attente d’une reprise économique, Forêt Vallée-de-la-Gatineau recommande fortement l’injection d’une enveloppe budgétaire très importante au niveau de l’exploitation, par la Société Sylvicole de la Haute-Gatineau, dans les chablis sur le territoire de la MRC-VG.
Forêt Vallée-de-la-Gatineau a également résolu d’intensifier les pressions afin que l’on puisse en arriver à investir, le plus rapidement possible, dans l’exploitation des petits fruits de la forêt val-gatinoise et finalement, l’organisme préconise que l’enveloppe dévolue au développement du réseau routier forestier ne soit pas consentie qu’aux détenteurs de contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestier, comme c’est le cas actuellement, mais à toute entreprise privée désireuse de mettre du monde à l’ouvrage.
«Les membres du conseil d’administration doivent se rencontrer à nouveau dans les prochains jours pour déterminer la resprésentation de son organisme. Il est certain que nous serons de plus en plus vigilants. Notre organisme entend jouer son rôle et adresser des recommandations aux autorités concernées afin d’améliorer la situation qui n’est pas rose actuellement dans la région», conclut Claude Benoît.