Publié le 8/4/2009
Le premier ministre Charest refile le dossier au ministre Pierre Corbeil
Kitigan Zibi réclame la gestion de la Forêt de l’Aigle
Jean Lacaille - Kitigan Zibi Anishinabeg – Comme il l’avait confirmé publiquement lors de la rencontre historique entre le conseil de bande et la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau en mars dernier, le chef Gilbert Whiteduck reconfirme la demande de la communauté algonquine de gérer la Forêt de l’Aigle.
«Nous avons fait parvenir une lettre au premier ministre Jean Charest lui demandant de considérer notre demande pour la gestion de la Forêt de l’Aigle et pour l’informer du projet de développement que nous voulons implanter sur le territoire tout près de nous», précise le chef Whiteduck.
Jean Charest a informé le conseil de bande de Kitigan Zibi Anishinabeg du fait que la demande de la communauté avait été refilée au ministre responsable des Affaires autochtones du Québec, M. Pierre Corbeil.
«Le ministre Corbeil a voulu savoir si nous étions prêts à établir des partenariats dans la gestion de ce territoire. Nous lui avons répondu que nous avions toujours été disposés à impliquer des partenaires dans la gestion et que nous avions mis au point un Plan de développement pour la forêt de l’Aigle. Les autorités du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec ont été informées de notre démarche. Elles savent ce que nous voulons faire avec ce territoire.», ajoute le chef Whiteduck.
Analyse sur le terrain
Tout récemment, les aînés de Kitigan Zibi Anishinabeg ont visité les aires de coupe forestière dans la Forêt de l’Aigle. Ils en sont venus à la conclusion que le type de coupes exécutées sur le territoire n’avaient rien à voir avec une saine gestion des ressources comme il était prévu au départ.
Quant au Centre d’excellence de formation en récréotourisme, qui pourrait être implanté dans la Forêt de l’Aigle, qui a fait l’objet d’un reportage dans La Gatineau la semaine dernière, le chef Whiteduck s’est dit d’accord avec une telle démarche. «Nous voulons établir des liens avec les universités et les collèges pour convenir d’une démarche afin de nous assurer que le principe d’une forêt habitée soit respectée dans la suite des projets qui suivront à court ou moyen terme».