Publié le 17/11/2007
Retrait des permis de coupe à Domtar
La décision de la Cour supérieure du Québec ne saurait tarder
Jean Lacaille – Montréal- ll faudra attendre encore un peu avant de connaître la décision de la Cour supérieure du Québec dans le dossier de la révocation des droits de coupe à la forestière Domtar par le ministre des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, Claude Béchard.
La juge Michèle Monast a promis de trancher rapidement la contestation de Domtar tout en prolongeant, jusqu’à la date de jugement, l’ordonnance qui empêche le gouvernement de reflier les droits de coupe de Domtar à d’autres entreprises.
La décision du ministre Béchard de couper les vivres à Domtar compromet la vente des scieries québécoises de cette forestière à Conifex, une entreprise nouvellement créée. Elle concerne les contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestier qui sont rattachés aux usines de Grand-Remous, en Outaouais, et de Malartic, en Abitibi-Témiscamingue.
Bras-de-fer
Domtar croit que la décision du ministre Claude Béchard est illégale puisqu’elle n’a jamais eu l’intention de cesser définitivement la production de ces deux scieries. Québec argumente que Domtar n’a aucun projet de relance pour les deux usines.
Le projet de Conifex
Conifex a l’intention de transférer les permis de coupe associés aux usines de Grand-Remous et Malartic à l’usine de Val d’or, où la production serait accrue. Les installations de Grand-Remous seraient transformées en usine de panneaux jointés et celles de Malartic en parc industriel.
Commonwealth Plywood
Le 7 novembre dernier, le ministre Claude Béchard a avisé la forestière Commonwealth-Plywood de son intention de mettre fin aux contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestier des usines de sciage de Mont-Laurier et de Northfield, à Gracefield, qui ont cessé leurs activités depuis plus de 18 mois à moins que l’entreprise ne les remette en service avant l’expiration du délai.
Dans un communiqué récent, le ministre Béchard précise qu’il serait heureux que Commonwealth-Plywood reprenne la production à ces deux usines. “Mais si cela ne peut se faire, comme ce serait le cas pour Domtar à Grand-Remous, je me dois d’intervenir comme le prévoit la Loi sur les forêts.”
Le ministre Béchard croit que les bois attribués aux usines de transformation en provenance des forêts publiques doivent être récoltés et transformés afn de générer des retombées socio-économiques. Son objectif demeure toujours de maximiser l’utilisation de la ressource forestière pour le bénéfice des travailleurs et les communautés locales et régionales.
“Les forêts publiques appartiennent à l’ensemble des citoyens du Québec et leur utilisation doit, d’abord et avant tout, servir les régions, les communautés, les travailleurs et les industries. Le gouvernement se doit de conserver un maximum d’emplois en région et de favoriser la création de la richesse.”
Abitibi-Bowater
Abitibi-Consolidated et Bowater sont parvenues à s’entendre avec le département de la Justice des États-Unis qui permettra de conclure un regroupement des sociétés Abitibi-Consolidated et Bowater, Produits forestiers canadiens. Le regroupement qui avait été annoncé au début de l’année est maintenant complété puisque l’entreprise s’affiche maintenant sous le vocable de Abitibi-Bowater, qui, comme vous le savez, exploite une usine de sciage au parc industriel de Maniwaki.