Publié le 11/3/2010
Les Algonquins affirment avoir été bloqués localement
Jean Lacaille - Kitigan Zibi Anishinabeg - Le lobbying exercé par les leaders des zecs Bras-Coupé-Désert et Pontiac auprès du cabinet de la ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire du Québec, Nathalie Normandeau, ont freiné les pourparlers devant mener à une distribution équitable du territoire de la Forêt de l’Aigle.
C’est l’avis du chef de la communauté algonquine, Gilbert Whiteduck, qui affirme qu’on ne veut pas un céder un pouce de territoire de la Forêt de l’Aigle aux Algonquins de Kitigan Zibi Anishinabeg.
«Au début, on revendiquait la totalité du territoire. De fil en aiguille, nous étions prêts à nous entendre sur une distribution 50/50 du territoire. Nous avons alors suggéré d’ajouter un territoire, plus au sud de la Forêt de l’Aigle. Les autorités régionales du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec étaient ouvertes à cette suggestion. Nous avions amorcé des pourparlers avec le directeur régional, M. Jean Benoît. Le dialogue était franc et honnête. Mais tout d’un coup, tout a été bloqué. Il appert que beaucoup de représentations ont été faites au cabinet de la ministre Nathalie Normandeau. Les autorités locales n’ont pas été ouvertes à nos suggestions. Je le répète, nous sommes ouverts à tout ce qui pourrait solutionner les problèmes qui nous empêchent d’en venir à une entente concertée dans ce dossier.»
Le chef Whiteduck a indiqué que, dès le départ, la communauté algonquine était disposée à rembourser les créanciers (600 000 $) de la Corporation de gestion de la Forêt de l’Aigle devenue la Coopérative de solidarité de la Forêt de l’Aigle.
Le chef Whiteduck a conclu a disant que la communauté algonquine se préparait pour la coupe forestière printanière. «Il faut générer des ressources pour créer des emplois et développer le caractère récréotouristique de la Forêt de l’Aigle».