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Affaires et industries

Publié le 28/11/2007

L’économie dans la Vallée de la Gatineau

Un pas de géant en 2007

Jean Lacaille – Blue Sea- Nous reproduisons, pour votre information, un reportage de l’éditeur de Allo Outaouais.com qui a été publié dans le Cahier sur l’économie régionale publié dans le quotidien Le Droit le samedi 17 novembre dernier.

L’industrie forestière n’a pas encore repris ses lettres de noblesse dans la Vallée de la Gatineau en 2007. C’est la seule ombre au tableau parce que l’économie s’est diversifiée à un point tel que les ruraux se donnent de plus en plus les moyens de leurs ambitions.

Depuis deux ans, la plaie ouverte par la crise forestière a fait très mal. “Mais nous nous en sortons pas si mal depuis. Nous pouvons encore compter sur deux entreprises forestières majeures de haut niveau en Abitibi-Bowater et Louisiana Pacific. Ce sont des acquis qu’il faut protéger. C’est notre jeu de puissance en industrie forestière chez nous”, explique Pierre Rondeau, préfet de la MRC de la Vallée de la Gatineau.

À ces bases solides se greffent des industriels forestiers qui se spécialisent dans la deuxième et la troisième transformation de la forêt pour assurer le développement durable de la forêt valgatinoise.

On touche du bois


“Tout récemment, la Coopérative de solidarité des entrepreneurs de la Gatineau rendait public le projet d’une usine de deuxième transformation qui devrait être construite à Grand-Remous. Il s’agit d’un investissement de 25 millions $ qui créerait 40 emplois directs et 20 emplois indirects dans lequel Abitibi-Bowater est intéressée à investir à titre de partenaire”, ajoute Pierre Rondeau.

La décision récente du ministre Claude Béchard de révoquer les contrats de coupe de bois à la forestière Domtar qui a fermé son usine de Grand-Remous, il y a deux ans, a été accueillie avec joie par les élus de la région et les intervenants forestiers. “Il est important de conserver notre matière première et nous saluons avec étonnement et, surtout, une grande satisfaction cette décision, une première de la part du ministre Béchard.”

Le préfet Pierre Rondeau cite des exemples. Le groupe Lauzon, qui exploite une usine à Maniwaki est un moteur écnomique important avec sa centaine d’emplois. Les Bois Héritage, à Kazabazua, est un autre joueur qui solidifie de créneau. Les Portes Excelor, à Maniwaki, vient également ajouter à la stabilité de ce secteur important de la production forestière.

“Des projets sont sur la table pour Grand-Remous. Puis il y a la forestière Commonwealth Plywood, qui continue de produire malgré une économie américaine vacillante et la valeur du dollar canadien qui cause beaucoup de maux de tête à l’exportation. La situation est beaucoup moins catastrophique qu’il y a deux ans. Nous sommes sur la bonne voie.”

L’environnement


Le Centre régional de traitement es boues de fosses septiques, à Kazabazua, un projet unique de la MRC de la Vallée de la Gatineau, qui suscite l’admiration en Ouaouais et partout au Québec, en plus de régler un problème populaire, a créé 27 emplois d’un coup. “C’est ce qu’on appelle du développement économique.”

La Vallée de la Gatineau continue de se diversifier. En moins de deux ans, La MRC de la Vallée de la Gatineau, la MRC Pontiac, la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais et la Commission scolaire Western Québec, se sont associées à des partenaires privés pour instaurer le projet de branchement à la haute vitesse Internet sans fil par la voie de la fibre optique. Une dizaine de cellules (tours) seront érigées d’ici décembre afin de permettre aux internautes ruraux de naviguer rapidement sur Internet.

“Nous avons installé près de 500 kilomètres de fibre optique dans la Vallée de la Gatineau et dans le Pontiac. Dans cette première phase, nous visons une clientèle de 2 000 internautes à 40 $ par mois. Nous avons réalisé ce projet sans qu’il n’en coûte un sou aux municipalités locales. Et le projet prendra de l’ampleur dans les années futures. C’est un exemple de notre offensive en fonction de la diversification.”

L’industrie récréotouristique


La Vallée de la Gatineau utilise la forêt d’une autre façon. Elle diversifie en investissant dans le récréotouristique.

De plus en plus d’adeptes du vélo utilisent la piste cyclable qui longe des plans d’eau fantastiques du sud au nord de son territoire. “Nous notons annuellement une augmentation de la fréquentation sur notre parc linéaire.”

Le parcs régionaux poussent comme des champignons. Le préfet Rondeau cite les parcs de Cayamant, de toute beauté, du Mont Morissette à Blue Sea qui est en voie de réalisation alors que le plan d’aménagement est déjà terminé. Le parc du Pont de Pierre à Sainte-Thérèse de la Gatineau où des travaux sur le chemin d’accès ont été réalisés cet été, est une autre richesse naturelle habilement dévelopée par la régoin. Il y a également le Centre d’interprétation du cerf de Virginie à Sainte-Thérèse de la Gatineau.

La Forêt de l’Aigle


Ce fameux projet de forêt habitée est le modèle à suivre au Québec. Les tyroliennes et les sentiers suspendus, au cours des deux dernières années, attirent de nombreux visiteurs de l’Outaouais et de partout au Québec.

“La Forêt de l’Aigle est un peetit bijou dont nous sommes particulièrement fiers. Encore cet été, et c’est également le cas dans le moment, l’achalandage ne cesse d’augmenter. Il faut également mentionner l’effort des municipalités dans l’aménagement des rampes de mise à l’eau pour faciliter l’accès aux touristes et aux communautés locales.”

Le préfet Pierre Rondeau affirme que la région travaille fort pour attirer les promoteurs désireux d’investir dans la Vallée de la Gatineau. “Les richesses, nous les avons. Pensons seulement au Phythonga, au Trente-et-un-Milles, au Baskatong, au lac Blue Sea. À un moment donné, ça va déboucher.”

L’économie sociale


La régon accorde également beaucoup d’importance à l’économie sociale qui vise un rassemblement des forces et une rétention du personnel à l’accueil et à l’intégration au milieu.

“Une première année collégiale à Maniwaki aide à freiner le décrochage scolaire. C’est un gros plus pour notre région. Nos jeunes se découvrent de plus en plus et leur intérêt pour les études supérieures grandit de plus en plus. Nous avons instauré des bourses d’études. Nous voulons que nos jeunes reviennent travailler ici. Nous sommes en train d’instaurer un discours positif. Il ne faut jamais arrêter d’innover.”

La diversification dans tous les domaines économiques a sauvé la donne dans la Vallée de la Gatineau en 2007. “De plus en plus , je le répète, les ruraux se donnent les moyens de réaliser leurs ambitions.”

 
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