Publié le 2/10/2009
Patrick Duguay était l’invité de la Chambre de commerce et d’industrie de Maniwaki
Le coopératisme contribue à l’essor économique régional
Jean Lacaille - Maniwaki - Les coopératives poussent comme des champignons dans la région et partout au Québec. Et c’est une bonne chose selon Patrick Duguay, directeur général de la Coopérative de développement régional Outaouais-Laurentides qui était l’invité au 5 à 7 de la Chambre de commerce et d’industrie de Maniwaki le 9 septembre dernier à l’Hôtel Le Château Logue à Maniwaki.
«Le dynamisme des régions rurales fait en sorte que les projets et les entreprises se matérialisent par l’implication directe des gens dans le mouvement économique», précise M. Duguay, bachelier en sciences de l’Université de Montréal.
Pas moins de 130 coopératives gravitent autour de la Coopérative de développement régional Outaouais-Laurentides (CDR-OL). «Et ces coopératives sont vraiment diversifiées dans la Vallée-de-la-Gatineau qu’on ne songe qu’aux coopératives funéraire et aérienne qui tonifient l’action économique et créent des emplois très importants dans la Vallée-de-la-Gatineau.»
Le coopératisme, en excluant le Mouvement Desjardins, s’est développé partout au Québec alors qu’on dénombre pas moins de 2 700 coopératives actives dans le milieu économique, tant rural qu’urbain.
«La CDR-OL compte sur un actif de 4,6 millions $ et un chiffre d’affaires de 8,9 millions $. On dénombre pas moins de 110 coopératives en Outaouais. On peut dire que le coopératisme investit autant ici que l’entreprise privée. Nous sommes là pour répondre aux besoins exprimés par les diverses communautés de l’Outaouais et je dois dire que la Vallée-de-la-Gatineau est particulièrement active au cours des dernières années.»
Il y a divers types de coopératives ici qu’il s’agisse de consommateurs, de producteurs, de travailleurs, de solidarité et et de travailleurs actionnaires. «Je pense notamment à la Coopérative Boirec, sur laquelle je siège depuis trois ans. Il s’agit d’un exemple positif d’une prise en main du milieu. Et que dire de la Coopérative de solidarité en soins domestiques qui compte une quarantaine de femmes sur le marché du travail et qui aide à contrer le travail au noir dans la région. Les gens de la Vallée-de-la-Gatineau sont curieux et fiers. La création de la Coopérative aérienne est un autre exemple d’une prise en main, par les gens du milieu, d’un domaine qui n’existait pas en région. Et au niveau du développement économique durable, les coopératives démontrent une performance plus élevée que le secteur privé.»
Malgré qu’elles soient très populaires, les coopératives sont méconnues du milieu. «Et pourtant, elles sont partout dans tous les milieux en outaouais. Je viens régulièrement faire mon tour dans la Vallée-de-la-Gatineau et c’est pas l’action qui manque. Le milieu a tout à gagner à en connaître davantage sur le développement économique à la manière du coopératisme».