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Coup de coeur

Publié le 8/1/2009

Olivine Mayrand fête ses 107 ans avec sa famille et ses amis

Parents et amis saluent la doyenne de la Vallée-de-la-Gatineau

Jean Lacaille - Gracefield – Olivine Mayrand est un phénomène. Bien coiffée, vêtue d’une robe turquoise, avec un foulard bleu poudre au cou, elle attendait dans sa chambre du Foyer d’accueil de Gracefield, assise bien droite, menton dominant sur son fauteuil roulant, que la parenté et ses amis arrivent pour fêter ses 107 ans dimanche.

Olivine Mayrand est née le 4 janvier 1902 à Chénier, petit faubourg tout près de Gracefield. Analphabète, elle a pris le taureau par les cornes lorsque son époux, Nelson Bertrand, est mort subitement alors qu’il n’avait que 29 ans.

«Je ne ne me suis pas remariée. J’ai voulu protéger mes enfants et je les ai élevés avec tout l’amour d’une mère afffectueuse. J’ai frotté et récuré toute ma vie. La crise des années ’30 a été très difficile pour tout le monde à Gracefield. J’ai travaillé toute ma vie. Je ne bouge pas assez ici, au Foyer de Gracefield où je suis traitée comme une reine. Les membres du personnel sont très compréhensifs et mon «p’tit coeur», Joanne Lafrenière, embellit mon quotidien par son sourire légendaire. Elle s’est occupée de la fête avec des bénévoles et mes filles Gervaise Mayrand-Girard et Marie-Paule Mayrand-Bertrand.»

Une partisane du Canadien


Elle était très fière de la carte de voeux qu’elle a reçue de Jean Béliveau des Canadiens de Montréal. Kim Crytes avait fait les démarches auprès de la direction du Tricolore. «Je regarde toujours les parties du Canadien dont je suis partisane. J’ai été témoin de ses 24 coupes Stanley et je pense bien qu’il va en ajouter une 25e cette année.»

Elle se souvient très bien des conflits mondiaux de 14-18 et 39-45 de l’invention des machines à lessive, une véritable révélation pour elle qui était habituée à laver le linge au tordeur. Elle a connu les inventions du téléphone, de la radio, de la télévision, des articles ménagers automatisés, de l’automobile, de l’avion.

«Je porte des verres, mais je vous avoue que je ne vois pas mieux avec. Je les porte pour cacher les rides sous mes paupières. Les gens doivent élever la voix pour me parler, parce que je n’entends pas bien. Mais à part ça, je me sens très bien.»

L’aînée de la famille, Gervaise, aura 80 ans en août prochain. La deuxième, Marie-Paule, est âgée de 78 ans. Le cadet de la famille, Réjean, est décédé en 1987. Olivine était la cadette d’une famille de 10 enfants.  Sa mère et son père ont vécu respectivement jusqu’à l’âge de 94 et 96 ans. Sa soeur Rose Tellier a également été centenaire. Elle est décédée en 1999 à l’âge de 100 ans et 8 mois.

«J’habite le Foyer d’accueil de Gracefield depuis 15 ans. Je me sens bien ici. J’ai consulté un médecin pour la première fois alors que j’avais 91 ans. Il cherchait mon dossier. Je lui ai dit que ce n’était pas la peine. Je n’ai jamais été malade de ma vie.»

Elle a vécu dans le Vieux-Hull pendant une quinzaine d’années mais elle est revenue dans son patelin. Elle n’aimait pas la vie urbaine trop tumultueuse à son goût.

«Y a une étoile pour vous !»


La chorale de l’Assomption de Maniwaki, sous la direction de Lucille Martel-Morin, lui a fait l’honneur de chanter pour elle. Elle s’est souvenue de plusieurs airs de la Bonne Chanson qu’elle a entonnés, avec joie, ne ratant aucun mot à la grande surprise de tous.

La chorale a amorcé son tour de chant avec la pièce d’Angèle Arseneault, «Y a une étoile pour vous» et il y a, bien sûr, une étoile pour chacun de nous. Puis ce fut «C’est dans les chansons» de Jean Lapointe. La belle Olivine a été présentée par sa grande amie Joanne Lafrenière qui a livré un vibrant message à la centenaire. «Notre belle Olivine est toujours en quête de temps. En ce 4 janvier, elle a vécu 38 690 jours. C’est tout un périple !»

La chorale de l’Assomption, dont les membres sont tous bénévoles, a même composé une chanson pour la belle Olivine qu’elle a interprétée sous la mélodie de «Les enfants du Pirée».

Il règne un esprit d’équipe peu commun au Foyer de Gracefield. Un léger goûter a été servi aux quelque 50 personnes présentes pour cette belle fête en l’honneur de la belle Olivine.

Ravie par l’organisation, la belle Olivine a remercié chaleureusement les membres de la chorale de l’Assomption de Maniwaki de même que tous ceux et celles qui ont oeuvré au succès de sa fête et les membres de la famille et les amis. Bonne fête ma belle Olivine !

 

Très beau travail et très fière de ma grand-mère.

Juste un mot pour vous dire que mon grand-père était Nelson Mayrand et non Bertrand. Mais c’est extra comme article.

Beau travail!

Commentaire de Sylvie Mayrand Braney le 8/1/2009 à 23h14, Thurso
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