Publié le 23/5/2008
Georges Lafontaine s’amuse !
Jean Lacaille – Messines – Un carafon de vin rouge, du café noir, plusieurs cigarettes et briquet Bic tout près. Doigts agiles sur le clavier, les yeux rivés sur l’écran cathodique de son ordinateur ... Georges Lafontaine écrit.
Et il est heureux. De fait, il traverse actuellement la période la plus heureuse de sa vie. “Mets-en ! Ce serait fantastique de pouvoir écrire toute ma vie et pouvoir la gagner en même temps. Je me sens bien dans ma peau. Si bien, que j’ai débuté l’écriture d’un roman humoristique.”
Un virage à 90 degrés ? “Pas nécessairement dit-il. Mes lecteurs sont habitués au changement. Certains écrivains m’ont dit qu’il fallait demeurer avec le style qui attirait le plus de lecteurs. Si c’est bon pour eux, tant mieux. Moi, je me laisse guider par la plume et j’ai le goût de faire rigoler le monde un peu. Je pense que le monde, plus qu’en tout autre temps, a besoin de rire. Tout est trop sérieux autour de nous.”
La cinquantaine en 12 chapitres
Il n’est pas certain qu’un tel roman puisse exister, mais qu’à celà ne tienne. L’auteur vient de compléter l’écriture de
L’orpheline, un roman d’époque qui comptera plus de 800 pages, dont l’énigme tourne autour des événements qui se sont produits à Burgerville, un faubourg de Bouchette, durant la Deuxième guerre mondiale. Le roman sera édité en 2008.
Il s’est par la suite attaqué à la rédaction d’un roman sur l’autisme qu’il a délibérément mis de côté pour écrire un roman humoristique, en douze chapitres, qui traitera de la cinquantaine au quotidien.
Le demi siècle apporte son lot de surprises : la vue qui baisse, quand ce n’est pas autre chose, la sourde oreille, les cheveux qui blanchissent, en fait tout ce qui est poil blanchit. Et ce goût d’être vrai, de vivre pleinement parce qu’on n’a plus le temps qu’on avait.
“Mais c’est aussi un temps de réflexion. Il faut apprendre à vivre avec sa cinquantaine. C’est ce que je veux traduire par ce nouveau roman. Il faut certes se prendre au sérieux mais en se donnant la chance d’en rire.”
L’auteur Georges Lafontaine n’a pas remporté le Prix Aurora, décerné au meilleur roman de science-fiction, pour lequel son roman Le parasite avait été sélectionné parmi les cinq romans canadiens les plus populaires de cette catégorie d’écriture.
Le gagnant était déterminé par les membres d’un Club de lecteurs canadiens tant anglophones que francophones de même qu’aux lecteurs intéressés à voter, via Internet, pour leur auteur préféré de science-fiction.
“Le fait que je sois sélectionné parmi les cinq meileurs auteurs de science-fiction au Canada me satisfait pleinement”, conclut-il en riant avec un brin de satisfaction, en sachant fort bien qu’il allait poursuivre l’écriture de son premier roman humoristique. ¨Je me sens bien et ma plume est fertile. Je suis heureux. Que demander de mieux ?”
Bonjour monsieur Lafontaine.
Félicitation pour vous être classé dans les 5 premiers. Je suis dans la cinquantaine et j’ai le goût de vous lire, surtout sur la cinquantaine, si en plus c’est rigolo. Je vais avoir l’oeil ouvert et l’oreille à l’écoute pour découvrir quand votre livre sera disponible.
Sincères salutations,
Mme S. Ritchott