Publié le 23/11/2008
Il consent les droits cinématographiques pour deux ans
Le parasite de Lafontaine au grand écran
Jean Lacaille - Messines – Le parasite, troisième des cinq romans de l’auteur valgatinois Georges Lafontaine, pourrait se retrouver au grand écran d’ici deux ans alors que des producteurs montréalais ont réservé les droits cinématographiques sur ce roman qui traite de phénomènes paranormaux et qui a connu un vif succès auprès des lecteurs de tout le Québec.
«Les producteurs s’affairent déjà à dresser le montage financier du projet. Ils se sont mis à la recherche de subventions. Et s’ils n’en n’obtiennent pas, ils ont bien l’intention d’aller tout de même de l’avant. Le projet est très sérieux. J’ai conversé avec les producteurs la semaine dernière de même qu’avec mon éditeur Guy St-Jean. C’est par hasard que les producteurs ont mis la main sur mon roman et ils n’ont pas hésité à m’informer de l’intérêt qu’ils y portaient», indique l’auteur messinois dont le cinquième roman «Douze mois» déridera ses lecteurs. Il traite de la cinquantaine. «Comment faire l’amour à un quinquagénaire sans se fatiguer». Pas aussi facile qu’on pourrait le croire. Ou encore, il faut croire que c’est facile.
Promotion de la région
Georges Lafontaine affirme, bien humblement, qu’il est fier de ce projet en ce sens qu’il aura des répercussions positives sur la promotion de la région. Il désire d’ailleurs que le film soit réaiisé à Maniwaki. Pour ceux et celles qui ont lu le roman, le film comporterait plusieurs scènes intérieures qui nécessitent beaucoup moins d’investissements à la production.
«Je dois dire que je suis fier de mon coup. La Vallée-de-la-Gatineau, où je suis née, est belle. Si je peux mettre mon poids d’auteur dans la balance pour que le film soit réalisé ici, je vais le faire très certainement. Les producteurs vont embaucher un scénariste afin de disséquer les scènes du film. Le casting suivra puis, ensuite, la réalisation. C’est merveilleux !»
L’écrivain solitaire
L’auteur, au cours de l’entrevue à son domicile de Messines mardi, faisait remarquer que l’écrivain est tout seul face à un écran cathodique. Ii imagine divers scénarios, campe ses personnages et amorce la rédaction jusqu’au point final. Pendant tout ce temps, il doit effiler ses méninges, imaginer des scènes dans sa tête, et les écrire comme s’il les avait vécues. «Quand tu mets un point final à un roman, tu ressens une immense fierté.»
Son quatrième roman, «L’orpheline», qui compte quelque 800 pages, traite des événements qui se sont déroulés à Burgerville dans le canton de Cameron entre 1938 et 1943. «J’ai amorcé des recherches sur le sujet il y a 5 ans. Je suis particulièrement fier de ce roman-fiction qui, je crois, risque d’intéresser mes lecteurs.»
Sans être amer envers le milieu dans lequel il vit, l’auteur Georges Lafontaine affirme qu’il n’a reçu qu’une seule lettre de félicitations pour son honneur d’avoir remporté décroché le titre d’auteur par excellence de la Relève Archambault. Cette lettre de félicitations lui a été adressée par le maire de Maniwaki, Robert Coulombe.