Publié le 19/7/2009
Elle lance sa tournée québécoise par un spectacle à l’Auberge du Draveur
Un retour aux sources pour Martine St-Clair
Jean Lacaille - Maniwaki - Martine St-Clair, qui a vécu à Maniwaki alors qu’elle était toute petite, a donné le coup d’envoi à sa tournée québécoise en présentant un spectacle intime en ouverture de rideau de la 4e édition du Festival d’été de Maniwaki jeudi soir dernier à l’Auberge du Draveur de Maniwaki.
«Votre région est très belle. Ces montages, ces vallées sont à couper le souffle. Je suis très heureuse d’être parmi vous ce soir et je remercie les amateurs qui m’ont fait parvenir des lettres d’amour. Je vais vous en lire quelques-unes ce soir. Elles sont vraiment belles.»
Elle a amorcé son spectacle avec Au coeur du désert, une pièce des années ’80. Puis elle a lu une première lettre d’amour, celle de l’auteur Georges Lafontaine qui professait son amour envers la région de la Vallée-de-la-Gatineau.
Elle a enchaîné avec Comme je l’imagine à laquelle elle a marié Wild World de Cat Stevens. Puis ce fut On va s’aimer qu’elle a interprété tout récemment avec les Lost Fingers à Montréal. Elle qui adore la poésie n’a pu s’empêcher d’introduire Pendant que de Gilles Vigneault, puis La foule de Piaf qui mettait un terme à la première partie, trop brève d’ailleurs, de son spectacle.
La deuxième partie
Celle qui a chanté avec Gilbert Bécaud, au début de sa carrière, a amorcé la deuxième partie de son spectacle avec un de ses classiques Et maintenant. «Entre vous et moi est le titre de mon tout nouveau coffret que je vais sortir sous peu. Gaya Bécaud, le fils de Gilbert, m’a fait un très beau cadeau en me refilant un texte inédit de son père qui se retrouvera sur mon coffret.»
Après avoir parlé d’un voyage en France alors qu’elle participait à la revue musicale Starmania de Luc Plamondon, elle a poursuivi son tour de chant avec Je ne plus comment je m’appelle, qui a beaucoup tourné à la radio vers la fin des années ’80.
Elle a par la suite insisté sur la participation du public en interprétant Stand by me de Ben E. King puis Toi mon amour, mon ami de Marie Laforest et Can’t buy me love des Beatles et Quand je tombe en amour, de façon un peu rétissante puisque que des critiques l’avait un peu écorchée à la sortie de cette pièce. Il en va de même pour Lavez, lavez qu’elle a finalement interprétée sur l’insistance du public.
Qui pourrait t’aimer autant que moi, une pièce qu’elle a composée et qui se retrouvera sur son coffret, fort bien chantée, a conquis le public. Puis elle a lu une deuxième lettre d’amour, celle-là de Sylvie Lafond. Puis elle y est allée de son tube, Danse avec moi, puis de la chanson préférée de René Lévesque, Ce soir, l’amour est dans tes yeux.
Cette pièce mettait un terme à son spectacle, mais chaleureusement applaudie, elle a répondu par l’interprétation de Dans les villes de l’an 2000 de la revue musicale Starmania.
Elle s’est par la suite prêtée à la signature d’autographes. Questionnée sur ses origines valgatinoises, sur l’insistance du journaliste de la Gatineau, elle a été peu loquace sur le sujet se contenant de répondre dans l’affirmative.
Nous en avons appris plus sur ses origines en conversant avec M. Maurice Nault, ex-pharmacien de Maniwaki. «Martine est la fille d’Henri, fils d’Élie Nault qui était le fils de Jean-Baptiste Nault. Si je me rappelle bien, elle a même vécu quelque temps à Maniwaki alors qu’elle était toute jeune.»