Publié le 12/12/2007
Enfouissement et incinération des matières résiduelles
“C’est déjà dans le collimateur !” – Robert Coulombe
Jean Lacaille – Maniwaki- Robert Coulombe, maire de Maniwaki et premier vice-président de l’Union des municipalités du Québec a insisté auprès de ses collègues pour qu’ils adoptent une résolution concernant le Règlement sur l’enfouissement et l’incinération de matières résiduelles.
“Le dossier est chaud à Québec. Il y a même consensus entre les ministères du Développement durable de l’Environnement et des Parcs et des Affaires municipales et des Régions. Il est très important que nous adoptions une résolution dès ce soir et que nous la fassions parvenir aux autorités concernées le plus rapidement possible”, d’indiquer Robert Coulombe, à ses collègues du conseil des maires réunis mardi soir, à l’Hôtel Château Logue Golf & Resort à Maniwaki pour la tenue de leur dernière séance mensuelle régulière de l’année.
La résolution
Le maire Robert Coulombe a proposé la résolution, appuyé du maire de Gracefield, Réal Rochon. Le conseil des maires de la MRC de la Vallée de la Gatineau, dans une position unanime, demande au gouvernement du Québec d’adapter le Règlement sur l’enfouissement et l’incinération des matières résiduelles (REIMR) afin de favoriser l’occupation dynamique du territoire en ce sens, la prise en compte des caractéristiques particulières des municipalités et MRC vivant des problématiques considérables de mise en oeuvre de leur stratégie territoriale comme le transport sur une longue distance et la nécessité de construire une ou des zones de transbordement.
Une extension d’autorisation
Les maires de la région ont convenu, au cours des dernières semaines que leurs municipalités et la MRC présentent des problématiques particulières à se conformer aux échéances du règlement et demandent aux gouvernement une extension d’autorisation pour utiliser comme alternative temporaire, les lieux d’enfouissement sanitaire pour une période maximale de 4 ans. Si un lieu d’enfouissement sanitaire (LES) a atteint le volume autorisé par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, dans les 12 mois précédant la date limite du 19 janvier 2009, le site pourra être utilisé pendant toute la période de 4 ans.
“Le point # 3 de la résolution est, à mon avis le plus important”, insiste le maire Robert Coulombe. Les municipalités et les MRC, non pas que de la Vallée de la Gatineau, mais de l’ensemble du Québec, puissent rediriger, en partie, ou selon un plan plus précis, les ressources financières qui auraient dû être utilisées pour payer les frais associés au lieu d’enfouissement technique (LET) et de transport pour élaborer une politique de gestion des matières résiduelles basée sur un traitement alternatif à l’enfouissement.
“Comme les nouvelles technologies ne sont pas encore à point, notamment la gazéification, cela donnerait le temps aux intervenants de bien analyser la situation et de prendre les décisions les plus éclairées possibles”, ajoute le maire Robert Coulombe.
Une marge de manoeuvre
Le conseil des maires de la MRC de la Vallée de la Gatineau espère que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et le ministère des Affaires municipales et des Régions du Québec, travaillent, dans les meilleurs délais, è des mesures transitoires au règlement en collaboration avec l’Union des municipalités du Québec pour ainsi laisser une marge de manoeuvre aux municipalités et MRC afin de poursuivre l’atteinte des objectifs de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008 et ainsi contribuer au Plan d’action 2006-2112 de lutte contre les changements climatiques.
À la suite de l’adoption de cette résolution, le préfet Pierre Rondeau a précisé que la stratégie devait être développée par le Comité sur l’hygiène du milieu qui est présidé par le maire de Bouchette, Réjean Carle, qui venait tout juste d’informer les maires sur les derniers travaux de son comité.
Le maire de Lac Sainte-Marie, Raymond Lafrenière, a affirmé que ce dossier relevait d’un dialogue franc entre les municipalités de la région. Il se dit heureux que le gouvernement du Québec prête une oreille attentive aux régions sur cette problématique.
“En adoptant cette stratégie, il n’est pas question qu’on rouvre les dépôts en tranchée. Avec cette nouvelle approche, toutes les municipalités de la région pourraient utiliser un lieu d’enfouissement sanitaire comme celui de Déléage, par exemple.”
Le préfet Pierre Rondeau souhaite que tous les intervenants s’impliquent et il n’a pas manqué de les inviter à une séance de travail sur la question le mercredi 19 décembre prochain, à compter de 14h. “Nous souperons ensemble s’il le faut afin de poursuivre notre réflexion en soirée”, a-t-il précisé.