Publié le 4/12/2008
La MRC veut protéger la rivière Gatineau supérieure
Jean Lacaille - Gracefield – La MRC de la Vallée-de-la-Gatineau (MRC-VG) identifie la rivière Gatineau supérieure comme un site d’intérêt régional et tient à protéger ses 9 frayères, ses deux sites archéologiques et ses deux sites fauniques d’intérêt public.
Le qualificatif de supérieure vise à identifier la rivière Gatineau qui se situe dans le segment où elle prend sa source à l’extrême-nord de la région. La proposition originale de la MRC-VG pour la délimitation du site d’intérêt de la rivière Gatineau supérieure couvrait un territoire représentant une bande de plus ou mons 2 000 mètres s’étendant du Rapide la Trinité, dans la partie sud, jusqu’au confluent des rivières Gatineau et Bazin.
Des discussions ont eu lieu entre Richard Daigle du Service des Terres publiques intramunicipales (TPI) de la MRC-VG et les représentants de la forestière AbitibiBowater. Ces derniers ont mentionné que le territoire d’intérêt de la Gatineau supérieure proposé par la MRC était beaucoup trop vaste puisque le territoire d’intérêt représentait une superficie de 7 000 hectares.
La démarche de la MRC
Pour le site d’intérêt de la rivière Gatineau supérieure, quatre aspects ont dicté la démarche de la MRC-VG soit le domaine archéologique, la protection de frayères contre la sédimentation accélérée, la conservation d’habitats fauniques d’intérêt particulier et l’intégrité de paysages particuliers.
Il est donc proposé que les deux sites archéologiques au sud du site d’intérêt supérieure ne fassent pas partie de la programmation des opérations forestières pour des raisons de maintien intégral de lieux dans un état naturel. Ces deux sites ont été identifiés par Hydro-Québec comme sites acrhéologiques sur la Carte des éléments environnementaux sensibles à l’implantation d’infrastructures électriques, Édition du 1er juin 1990. Ce site est connu comme le dépôt Michomis. Ils sont localisés au sud du territoire d’intérêt, hors du territoire d’intérêt de la rivière Gatineau supérieure tout en faisant partie des éléments d’intérêt qui parsèment cette partie du territoire de la MRC-VG et de l’histoire de son occupation.
Le service de l’aménagement propose, dans le but de protéger l’intégrité des lieux, qu’aucune intervention forestière ne soit effectuée dans l’espace situé entre la limite des hautes eaux de la rivière Gatineau dans la partie sud de cet espace, le ruisseau Michomis jusqu’au lac Bull. De ce lac, en direction est jusqu’à un ruisseau intermittent se déversant dans ledit lac et du ruisseau jusqu’à un point situé sur la courbe d’élévation. De ce point de rencontre, en suivant cette courbe en direction sud et ouest jusqu’à sa rencontre avec un ruisseau coulant en direction sud et provenant d’un petit lac non identifié et se dirigeant en direction sud vers la rivère Gatineau.
La MRC-VG souhaite que le secteur du confluent des rivières Bazin et Gatineau soit exclus de toute intervention forestière sur une distane de 500 mètres en avant et en amont du confluent, sur une profondeur de 100 mètres tant et aussi longtemps que des études documentaires pertinentes plus poussées n’auront pas été réalisées dans ce secteur. Les postes de traite selon les archéologues ont laissé des traces tangibles dans le sol. Ces recherches pourraient contribuer significativement à documenter cette période de l’histoire régionale d’un territoire encore non colonisé par une décision de l’Empire britannique opoosé à l’implantation de peuplement sur ce territoire à la fin du 18e siècle par crainte que celui-ci n’entrave le commerce des fourrures.
En ce qui concerne les frayères inventoriées par Hydro-Québec, la MRC-VG souhaite apporter des mesures complémentaires aux modalités d’application sur les sites fauniques d’intérêt du ministère des Ressources naturelles et la Faune du Québec de la région administrative de l’Outaouais.
Je suis confiant que le projet de Richard Daigle, ing.f., M.Sc, Gestionnaire des TPI de la MRC-VG pourra bénéficier des impacts positifs du projet de certification forestière des TPI sur la protection du milieu forestier de la rivière Gatineau supérieure.
En particulier pour la protection des sites archéologiques,des frayères, des habitats fauniques et des paysages qui tiennent tant à coeur au Conseil de la MRC comme le mentionne Jean Lacaille dans son intéressant article ci-dessus.
Gérard Blin,ing eur FEANI,Expert-conseil en certification forestière