Publié le 21/11/2009
La situation s’améliore pour Jocelyne Caron et Jean-Denis Rochon
Jean Lacaille - Gracefield - Un méfait public, sur lequel la Sûreté du Québec enquête, est à l’origine du gonflement des eaux du Lac St-Laurent à Gracefield qui a causé des problèmes majeurs à la propriété de Jocelyne Caron et Jean-Denis Rochon en juillet dernier.
Le niveau de l’eau a dramatiquement haussé de quatre pieds au Lac St-Laurent l’été dernier submergeant presque la totalité de la propriété du couple. Au départ, les propriétaires ont cru que les castors étaient à l’origine de ce trop-plein d’eau dans le lac mais ce n’est pas le cas.
«Trois plongeurs gatinois sont venus en août dernier et ont trouvé la source du problème. Un méfait public en est la cause. Des gens ont délibérément obstrué, avec des roches et des branches, une fissure rocailleuse dans quatre pieds d’eau dans le Lac des Rats dans lequel ses jette le Lac St-Laurent. Les plongeurs ont indiqué que le méfait est de nature humaine et qu’il fallait que ce soit quelqu’un qui connaisse bien le lac. Pas une goutte d’eau n’a coulé dans la cave de notre résidence depuis. On nous a dit que le niveau du lac allait se stabiliser à raison de un demi pouce par jour et c’est bien ce qui arrive puisqu’il a baissé de 23 pouces depuis le mois d’août. Le fait que nous ayons un automne relativement sec nous aide considérablement. J’ai bien hâte de voir ce qui va se passer au printemps. La situation s’améliore et nous nous croisons les doigts pour que ça continue ainsi», précise Jocelyne Caron.
Jean-Denis Rochon a indiqué que les plongeurs avaient été dans l’obligation d’utiliser un treuil pour extirper les roches et les branches d’arbres de la fissure qui fait 25 pieds de longueur par environ un pied de largeur. «Il faut que le niveau régresse d’une vingtaine de pouces cet hiver pour que nous atteignons une situation idéale. Je crois bien que ce sera le cas puisque qu’il continue de se résorber, lentement mais sûrement», précise Jean-Denis Rochon.
Les frais occasionnés par l’embauche des trois plongeurs professionnels ont été acquittés par la ville de Gracefield. «Nous tenons à dire un gros merci au maire Réal Rochon qui s’est véritablement occupé de notre cas. Nous sommes très heureux qu’il ait été réélu le 1er novembre dernier. Il a travaillé comme un diable dans l’eau bénite pour nous.»
Rappelons que Jocelyne Caron avait été dans l’obligation de faire la lessive dans le garage alors que le sous-sol avait été submergé par le gonflement du lac. «La situation s’améliore et c’est tout ce qui compte. Nous tenons à remercier les gens qui s’informaient de notre situation à la suite des reportages, parus cet été, dans La Gatineau», conclut Jocelyne Caron.