Publié le 30/7/2009
Le plan de seauvegarde des cours d’eau est en cours
Jean Lacaille - Maniwaki - C’est en novembre 2008, suite aux recommandations du comité de suivi du Sommet sur la sauvegarde des lacs et rivères de la Vallée-de-la-Gatineau, que les 17 municipalités du territoire étaient invitées à unir leurs forces pour la création du fonds de développement durable intermunicipal.
Huit municipalités dont Gracefield, Aumond, Grand-Remous, Montcerf-Lytton, Sainte-Thérèse-de-la-Gatineau, Déléage, Bouchette et Blue Sea ont répondu positivement à l’appel lancé conjointement par la Société d’aide au développement des collectivités de la Vallée-de-la-Gatineau (SADC-VG) et la Fédération des associations des lacs et rivières de la Vallée-de-la-Gatineau. L’union financière des forces de ces municipalités totalisant 29 840 $ ont permis d’amasser la somme totale de 120 706,50 $ rendant ainsi possible la réalisation des actions de la première année du plan quinquennal.
L’organisation
Ces actions, qui pour la première année se traduisent par un plan de communication et ses actions associés, un programme incitatif à la revégétalisation, la caractérisation des lacs et la formation aux inspecteurs municipaux, seront des initiatives contribuant à la protection de la santé des cours d’eau régionaux.
Tout d’abord, le plan de communication permettra de mettre en place des éléments afin d’éduquer, sensibiliser et informer les différents acteurs de l’eau que sont les riverains, les élus, les contracteurs et la population en général sur l’importance de la protection des cours d’eau et sur les effets à long terme d’une protection réussie, garantissant une qualité de vie aux générations futures. La livraison de ce plan est espérée pour la mi-octobre 2009.
Plusieurs moyens
Des actions concrètes tel le programme incitatif à la revégétalisation des rives sont déjà entreprises. L’étudiante Karelle Vachon a été embauchée afin d’activer le processus par une tournée régionale dans les municipalités qui participent au plan. Le programme a pour but d’augmenter le nombre et la vitesse de revégétalisation des berges qui fournira aux propriétaires riverains une aide financière à la réalisation des travaux de renaturalisation des rives. Cette action est en parfait accord avec le nouveau règlement de contrôle intérimaire sur la protection des rives du littoral, adopté récemment par le conseil des maires de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau.
La caractérisation des lacs deviendra un outil d’aide à la décision en précisant et détaillant la composition de chacun des lacs de la région. Le résultat de ce travail pourrait être conclu dès la prochaine année.
Finalement, la professionnalisation du poste d’inspecteur municipal viendra appuyer ces agents importants au support de la protection des berges en leur donnant des outils pour répondre à une tâche de plus en plus complexe et dont les actes ont des effets non seulement aujourd’hui mais pour les générations futures.
Le comité du fonds de sEAUvegarde de la Vallée de la GatinEAU s’est, depuis février dernier, réuni à quatre occasions afin d’entreprendre les actions du fonds. Ce comité continuera à veiller en application des dites actions et s’assurera que celles-ci soient réalisées en conformité avec le plan d’actions qui avait été présenté le 9 mai 2008 au suivi du Sommet sur la sauvegarde des lacs et rivières de la Vallée-de-la-Gatineau.
Dans la poursuite de ces mêmes objectifs de protection des cours d’eau, la SADC-VG a procédé à l’embauche d’une étudiante afin d’appuyer la mise en place des actions dont principalement le programme incitatif à la revégétalisation. Mme Karelle Vachon demeure donc disponible au bureau de la SADC-VG, au 819-449-1551, afin de répondre aux questions relatives à ce fonds.
«La protection des cours d’eau est un travail de longue haleine qui nous interpelle tous. Chacun d’entre nous a un rôle à jouer dans le vaste échiquier des basins versants. Le fonds sEAUvegarde de la Vallée-de-la-GatinEAU n’est qu’un point de départ. Il faudra être persévérants et vigilants en cette matière si l’on veut transmettre à nos enfants, petits-enfants et autres générations, cette qualité de vie qui est associée à nos plans d’eau exceptionnels», conclut, M. Pierre Monette, directeur général de la SADC-VG.