Publié le 11/12/2008
La sauvegarde des cours d’eau passent d’abord par le local
Les municipalités vont contribuer au Fonds municipal vert
Jean Lacaille - Maniwaki – Aprés une longue discussion mardi au Château Logue de Maniwaki, les maires de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau ont convenu de contribuer à un Fonds municipal vert afin de créer un effet levier devant leur permettre de dénicher de l’aide financière auprès des diverses instances gouvernementales et privées.
Réjean Carle, maire de Bouchette, très sensible à la sauvegarde des plans d’eau dans la région, a indiqué qu’il fallait profiter du fait que la Société d’aide au développement des collectivités de la Vallée-de-la-Gatineau (SADC-VG) était impliquée dans le dossier afin de mousser l’urgence de la mise en place d’un Plan municipal vert et de faciliter l’accès à diverses sources de financement qui sont disponibles.
«Nous jouissons d’un avantage en nous regroupant dans cet exercice régional», indique le maire de Bouchette. Le préfet, Pierre Rondeau, a renchéri les propos du maire Carle en indiquant que des priorités sautaient aux yeux notamment pour le lac Cayamant. La création d’un Fonds municipal vert est issu des colloques organisées par la SADC-VG.
Une réflexion régionale
Depuis plusieurs mois, la Fédération des associations de lacs et rivières de la Vallée-de-la-Gatineau, la MRC-VG et la SADC-VG se sont regroupées pour travailler à l’élaboration d’un plan quinquennal pour la protection des cours d’eau. Le plan quinquennal est le fruit d’une réflexion collective amorcée au printemps 2007 lors du premier colloque traitant de la villégiature sur le territoire et de son importance économique. La villégiature représente des retombées économiques de l’ordre de 27 millions $ dans la région. À l’automne 2007, un deuxième colloque sur la villégiature a eu lieu qui a eu pour effet d’orienter la région vers la sauvegarde des cours d’eau de la région et sur l’urgence d’agir à court terme.
Beaucoup de travail a été accompli depuis par différents organismes dont l’Union des producteurs agricoles, le Centre local de développement de la Vallée-de-la-Gatineau, l’Office des producteurs de bois de la Gatineau, et plusieurs autres, pour discuter des actions précises à réaliser dans le temps.
Le fric
Le plan dépend, bien sûr, des sommes d’argent qu’on pourra y injecter afin de déployer des actions précises en matière de protection des cours d’eau. Plusieurs scénarios ont été envisagés et la voie la plus simple est de discuter directement avec les municipalités et d’oeuvrer à la mise en application du plan au niveau local, d’abord.
«Il faut se rappeler que les impacts environnementaux occasionnés par la présence humaine le long des cours d’eau ne sont pas associés uniquement à la présence et au déploiement de la villégiature sur notre territoire», précise le préfet Pierre Rondeau.
La MRC-VG compte quelque 6 100 propriétaires de chalets sur son territoire. Il faut y ajouter toutes les municipalités aux abords des cours d’eau. Il faut également songer aux riverains qui sont également nombreux et qui habitent la région en permanence.
L’objectif ultime, rappellent le préfet Pierre Rondeau, Louis-Philippe Mayrand, président de la Fédération et Pierre Monette, directeur général de la SADC-VG est de commencer à appliquer les recommandations issues du colloque de septembre 2007, sur une base volontaire, dans un effort collectif.
L’effet levier de l’implicaton financière des municipalités pourrait bien résulter à une injection de 1 million $ sur cinq ans. Des sources financières sont disponibles mais il faut que la région contribue au moins 10 % de la donne nécessaire à la mise en application du plan.