Publié le 8/10/2009
L’Association du Lac Ste-Marie s’implique dans la campagne électorale
Les riverains de Lac Ste-Marie crient à l’arnaque
Jean Lacaille - <Lac Ste-Marie - Gilles Lamontagne est furieux. Tout comme les membres de l’Association du Lac Ste-Marie qu’il préside, il estime que le Règlement de contrôle intérimaire sur les rives, le littoral et les plaines inondables, adopté sans aucune consultation valable de la population par la MRC et le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire du Québec est extrémiste, surtout l’article 6,4 qui est totalement discriminatoire à leur endroit.
L’article 6,4 traite des dispositions relatives aux droits de reconstruction ou d’agrandissement d’un bâtiment accessoire érigé en tout ou en partie dans la rive avant le 11 février 1984 ne peut être reconstruit dans la rive s’il est détruit pour quelque raison que ce soit ou démoli.
«Avant de légiférer à notre endroit, la MRC devrait tout d’abord se regarder le nombril. Les municipalités aménagement des rampes de mise à l’eau et des quais publics qui donnent libre accès aux bateaux, motoneiges et même aux automobiles et aux avions. Les algues bleu-vert ne sont pas produits par les riverains. Les municipalités n’ont pas conseils à donner aux riverains. Chaque hiver, la municipalité de Lac Ste-Marie déversent du sel dans ma cour. Je ne le permets pas. Elle vient le ramasser. Que font les municipalités avec leurs eaux usées. Moi, je n’utilise pas de produits chimiques tout comme mes voisins riverains.»
Le règlement a été adopté par Québec le 21 août dernier. Pourtant, quelques jours plus tôt, comme l’affirme Gilles Lamontagne, la MRC avait promis, alors qu’elle était réunie en conseil à Gracefield, que le règlement ne serait pas adopté avant la mi-septembre, le temps de lui permettre de mieux informer la population sur les enjeux de ce règlement.
L’article 6,3
Les dispositions relatives aux droits de reconstruction d’un bâtiment principal ou d’une dépendance érigés en tout ou en partie dans la rive dans une zone située hors du périmètre urbain d’une municipalité peut être reconstruit s’il est détruit pour quelque raison que ce soit ou démoli si sa reconstruction rencontre certaines exigences.
«Et c’est là que tout est tout croche. Que ça n’a pas de bon sens. Imaginez-vous donc que la superficie d’occupation de la rive par le bâtiment principal ou de la dépendance, avant sa destruction, ou sa démolition, doit être réduite de 40 % lors de sa reconstruction. On peut s’imaginer toutes les pertes économiques qu’engendrent un tel règlement.»
Les dés étaient pipés d’avance selon Gilles Lamontagne qui confirme que l’association qu’il préside informera toutes les municipalités par des avis publics dans les journaux de la région. «On nous pointe du doigt et pourtant les riverains que nous sommes sont ceux qui se soucient de la protection de l’environnement justement parce que nous voulons léguer nos propriétés à nos enfants. Chez moi, les enfants se baignent sur une plage d’eau claire et nous y apportons un soin méticuleux. Si c’est la guerre que la MRC veut, et bien elle l’aura. Nous demandons aux municipalités locales de la région d’ouvrir les yeux et de bien lire le règlement.»
L’association entend passer son message tout au long de la campagne électorale municipale. «Oui, nous allons livrer bataille et nous espérons que d’autres groupes locaux de riverains se joignent à nous pour raisonner Québec et la MRC et les inviter à s’attaquer aux pollueurs réels de nos cours d’eau.»
Le soulèvement des riverains de Lac Ste-Marie a tout de même permis un second regard sur le règlement. Le préfet Pierre Rondeau les a assurés que le règlement serait analysé de nouveau par les maires qui sont membres du Comité d’aménagement du territoire de la MRC. «Mais il ne faut pas trop se faire d’illusions sur l’issue de cette réflexion puisque les membres de ce comité sont ceux-là même qui ont recommandé l’adoption du règlement à leurs collègues du conseil des maires. Comme je vous le disais, nous avons l’impression que les dés sont pipés et que nous sommes les victimes d’une belle arnaque».
Je suis entierement d’accord avec se rapport. C’est une attaque au droit des citoyens, la MRC se fout des nos droits et a peur d’avoir des consultations publiques ouvertes, se cachant pour rencontrer les associations, mais évitant le public general.