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L'actualité environnementale

Publié le 29/9/2007

Détérioration des lacs et des rivières

“Nous sommes tous coupables” - Louis-Philippe Mayrand

Jean Lacaille - Blue Sea - Il ne faut pas pointer personne individuellement quand vient le temps de convenir d’un diagnostic sur la santé de l’eau des lacs et des rivières de l’Outaouais. Tous sont coupables !

Louis-Philippe Mayrand est reconnu comme un ardent défenseur de l’environnement en Outaouais, particulièrement ce qui concerne la qualité des cours d’eau de la région. Il fut, avec quelques intervenants régionaux, l’instigateur de la tenue du Sommet sur les lacs et les rivières qui avait lieu, il y a trois semaines à Maniwaki.

Une centaine de personnes provenent du monde municipal, de l’agriculture, de la villégiature, de la politique ministérielle en région, de l’industrie forestière, de la Fédération de canot et kayak du Québec et du Festival de l’Eau vive ont réfléchi pendant deux jours sur la situation, ses causes et des remèdes qui doivent être prescrits le plus rapidement possible pour freiner l’hémorragie des cyanobactéries et toutes les formes de pollution qui affligent les cours d’eau de toute la région.

La représentation


“Nous devions nous assurer que les intervenants, directement touchés par cette problématique, soient regroupés et discutent des vrais enjeux sans se fermer les yeux ou se boucher les oreilles. Nous avons eu tôt fait de diriger le débat en fonction des problèmes que nous devons résoudre plutôt que de se pointer mutuellement et chercher les coupables. Nous le sommes tous, c’est clair, c’est net !”, indique Louis-Philippe Mayrand.

Il a été question de la protection des rives, des coupes forestières près des lacs et rivières et du fameux problème de la prolifération des algues bleues un peu partout en Outaouais et tout particulièrement au nord.

Les responsabilités qui incombent aux divers gouvernements (locaux, régionaux et nationaux) doivent être respectées et appliquées selon la réglementation en vigueur.

“Nous avons clairement indiqué que l’individu n’est pas tout nu dans la rue quand il décèle une anomalie dans une situation spécifique où on abuse de la qualité de l’environnement en feignant de ne pas voir ou encore en tolérant certaines largesses au détriment du gros bon sens de la réglementation. L’individu a un plein droit de poursuivre. La Loi de la protection de l’environnement est claire. Nous avons donc mis les vrais enjeux sur la table. Si nous n’agissons pas maintenant, le problème sera encore plus grave à court terme.”

Parmi les constats établis par les intervenants, le problème des phosphates a fait surface en tout premier lieu. Ils se sont également interrogés sur le laisser-aller, souvent involontaire mais qui n’a pas moins des incidences directes sur la qualité des eaux des cours d’eaux de la région, des intervenants ciblés lors des invitations au sommet.

Un comité de suivi


Lors de la plénière du 15 novembre dernier, les participants ont convenu de former un comité, composé de sept personnes, avec le mandat d’établir le quoi faire et les ressources disponibles pour réaliser le quoi faire. Les intervenants ont convenu qu’il était temps de redresser la situation pour en arriver à solutionner le problème le plus rapidement possible.

La Société d’aide au développement des collectivités de la Vallée-de-la-Gatineau suivra de près les conclusions du sommet et convoquera, à nouveau, les intervenants pour donner une suite au colloque sur la villégiature qui avait lieu en début d’année à Maniwaki. Cette rencontre régionale est prévue pour le mois de mars 2008.

Les participants au sommet peuvent toujours se consoler quand ils constatent que la problématique n’est pas unique à la région de l’Outaouais mais qu’elle est répandue à la grandeur du Québec.

“Mais ce n’est pas une raison pour qu’on s’enfouisse la tête dans le sable et qu’on accuse le voisin pour des gestes qu’on pose soi-même, tous les jours”, conclut Louis-Philippe Mayrand.

 
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