Publié le 27/3/2009
La MRC veut démystifier la gestion des matières résiduelles
Que veut-on faire avec un centre de transfert et un écocentre ?
Jean Lacaille - Gracefield – Qu’est-ce qu’un centre de transfert et un écocentre ? Ces deux infrastructures régionales visent à faire économiser des sous aux utilisateurs-payeurs de la région. Kimberley Mason, chef par intérim du Service de l’hygiène du milieu à la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau nous parle de l’orientation régionale en matière de gestion des matières résiduelles.
«Lors d’une rencontre du Comité Environnement de la MRC-VG la semaine dernière, nous avons convenu de nous adresser directement au lectorat de La Gatineau pour démystifier tout ce qui entoure la gestion des matières résiduelles de même que les infrastructures que nous devrons construire pour y arriver.»
Actuellement, la région déverse ses matières résiduelles au centre de transfert de Val-des-Monts. Un centre de transfert est un poste de contrôle dans lequel on retrouve une balance, un bâtiment de transfert où on décharge le contenu d’un camion de collecte, où on charge le camion de transport qui revient au point de départ. Les déchets sont alors transportés vers un lieu d’enfouissement.
Les déchets doivent absolument être déversés dans un bâtiment fermé comme l’oblige la réglementation provinciale à cet effet. «Si nous avions notre propre centre de transfert, ce dont nous voulons construire le plus rapidement possible au centre sud du territoire de la Vallée-de-la-Gatineau, nous pourrions réduire les coûts reliés au transport des matières résiduelles et faire économiser beaucoup d’argent aux utilisateurs de la région», précise Kimberley Mason qui succède à Catherine Lussier qui est retournée en Estrie, sa région natale.
Qu’est-ce qu’un écocentre ?
Il s’agit essentiellement d’un bâtiment qui reçoit les plus gros déchets, qu’il s’agisse de matériaux secs, matelas, articles de plastique, en fait tout ce que vous ne pouvez mettre dans votre poubelle. Il s’agit de matières qu’on peut récupérer en partie et en faire le tri pour une utilisation future.
Il est préférable de construire ces deux bâtiments sur un même site. «La MRC a répertorié sept sites pour contruire ces deux bâtiments. Comme il ne faut plus songer au site de l’aéroport à Messines, il faut donc continuer la démarche pour en arriver à une sélection le plus rapidement possible. Nos recherches ont permis de préciser qu’il faut absolument que ces deux bâtiments soient construits au centre sud du territoire et, préférablement, près de la route 105. Les autorités de la MRC continuent de travailler le projet et une décision doit être prise à plus ou moins long terme.»
Quant aux odeurs qui pourraient se dégager de ces bâtiments, elles sont inexistantes selon Kimberley Mason qui évalue la réalisation de ce projet à 1 million de dollars.