Publié le 22/10/2007
La gestion des matières résiduelles
Un dossier qui avance à pas de tortue
Jean Lacaille – Blue Sea- La décision récente du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) de refuser l’implantation d’un lieu d’enfouissement technique à Danford Lake ouvre les portes à l’implantation de nouvelles techologies plus propres et mieux adaptées à la protection de l’environnement.
Le préfet de la MRC de la Vallée de la Gatineau, Pierre Rondeau, a effleuré le sujet mardi dernier à Gracefield en revenant sur les audiences du BAPE et sur la position du gouvernement régional sur la gestion des matières résiduelles.
“Il est bien évident que nous devons songer à d’autres méthodes, que l’enfouissement, pour gérer nos matières résiduelles. Il existe de nouvelles technologies dont il faut absolument tenir compte. Nous ne pouvons cacher à nos enfants, le fait que l’enfouissement n’est plus la solution. C’est un dossier qui chemine lentement mais sur lequel nous travaillons continuellement.”
Socialement acceptable
Au niveau de la protection de l’environnement et du développement durable, les acteurs de la la politique régionale, tant à la MRC de la Vallée de la Gatineau que dans l’ensemble de l’Outaouais, le principe de la solution socialement acceptable soulevée par les commissaire du BAPE lors de l’audition récente sur le lieu d’enfouissement technique projeté à Danford Lake, semble faire l’unanimité tant à la direction régionale du ministère de l’Environnement et du Développement durable qu’à la Table régionale des préfets de l’Outaouais et dans les MRC de la Vallée de la Gatineau, des Collines de l’Outaouais et Papineau. Le conseil des maires de la MRC Pontiac avait appuyé les élus de Danford Lake qui avaient voté en faveur de l’aménagement d’un lieu d’enfouissement technique à Danford Lake.
Le projet avait suscité l’inquiétude de plusieurs résidents et villégiateurs au point que la Coalition contre le mégadépotoir de Danford Lake devait voir le jour il y a deux ans. Cet organisme a mené une lutte farouche aux élus de Danford Lake ainsi qu’à l’ensemble des municipalités de Pontiac. Cette levée de boucliers devait mener à la décision récente du BAPE qui concrétisait, en quelque sorte, les efforts de la Coalition pour tuer ce projet dans l’oeuf.
André Carrière, le président de la Coalition contre le mégadépotoir de Danford Lake assistait à la réunion mensuelle du conseil des maires de la MRC de la Vallée de la Gatineau, mardi dernier à Gracefield. Il a tenu à remercier tous les maires pour leur prise de position non-équivoque contre le LET de Danford Lake. Il a également précisé l’excellence du mémoire de la MRC de la Vallée de la Gatineau et l’excellente performance du préfet Pierre Rondeau qui l’a livré aux commissaires du BAPE. Il a également indiqué que le mémoire de la MRC de la Vallée de la Gatineau avait joué gros dans la décision finale des commissaires au terme des audiences.
Le préfet Pierre Rondeau est l’un de ceux qui optent pour une solution qui sera bénéfique à l’ensemble de la population. “Nous travaillons actuellement à une solution transitoire avec un horizon 2009-2014. Nous avons donc un an pour trouver la méthode que nous devrons appliquer. Il ne fait plus aucun doute que nous devrons valoriser nos déchets et s’en servir pour créer de l’énergie nouvelle.”
Le maire de La Pêche, Robert Bussière, est l’un de ceux qui favorisent l’élimination des matières résiduelles au plasma. Une délégation, formée d’élus de La Pêche, a récemment visité les installations de l’usine de démonstration de Plasco Energy Group à Ottawa. Une deuxième visite doit avoir lieu en novembre.