Publié le 29/11/2007
En voulez-vous des pilules … en v’là !
Roger Nolan - Mont-Laurier - Si de nos jours l’Internet se veut un outil presqu’indispensable, il a aussi ses côtés pervers en ce sens qu’on a ouvert les portes toutes grandes à tous ces fraudeurs et ces pervers de la terre. De plus en plus d’internautes se plaignent d’être inondés de courriels indésirables qui empoisonnent leur vie.
Depuis un certain temps, on note une recrudescence de vendeurs de pilules sur le web. On y offre de tout, allant de l’Ativan au Viagra et tout celà sans aucune prescription. On vend de n’importe quoi et à n’importe qui en autant qu’on a sa carte de crédit. Il est aussi facile d’acheter des médicaments que d’acheter des Smarties car ils ont de toutes les formes et de toutes les couleurs. Loin de nous l’idée de nous substituer à ceux qui pratiquent la médecine mais, il faut l’avouer, le fait d’acheter un médicament tel Ativan sans prescription, à titre d’exemple, présente sûrement des dangers, quand ce n’est pas la qualité du produit qui est en cause car ils ne sont pas nécessairement vendus par des professionnels en la matière.
Vous avez sûrement reçu des courriels provenant de dames avec des prénoms tels Tammy, Shelley, Vanessa, Latasha, Sarah et autres vous offrant des produits supposément miraculeux pour faire disparaître nos poignées d’amour, pour faire grossir les seins, pour allonger le pénis et j’en passe. Dans certains cas, ces courriels sont carrément de la pornographie. Ces messages nous parviennent à la tonne.
En ce qui concerne la vente de médicaments sur Internet, récemment, nous avons fait parvenir un des messages reçus à l’Ordre des pharmaciens du Québec afin d’obtenir leurs commentaires et on s’est empressé de nous informer que cet organisme n’a juridiction que sur les pharmaciens québécois et la publicité qu’ils font. Toutefois, on nous conseillait de nous adresser à notre fournisseur Internet afin qu’il puisse nous faire des recommandations sur les mesures à prendre pour ne plus recevoir ce genre de courriels indésirables. Donc, nous avons contacté notre fournisseur Internet, lequel nous a bien fait comprendre qu’il était parfaitement conscient du problème et il y alla de quelques recommandations : il y a toujours la possibilité de changer notre adresse courriel, ce qui entraîne de nombreux inconvénients et, de plus, nous n’avons aucune garantie que quelques semaines plus tard quelqu’un réussira à mettre la main sur notre nouvelle adresse et que le même manège recommencera ; il y a le logiciel anti-spams mais, personnellement, j’ai eu la preuve que loin de règler tous les problêmes parfois il en créait. Le porte-parole de la compagnie nous déclarait que, malgré tout, on a un peu de chance car pour cette compagnie seulement on enrégistre 18 millions de courriels chaque jour et plusieurs millions d’entre-eux sont interceptés quotidiennement. “Sinon, dit-il, vous n’oseriez même pas ouvrir votre ordinateur car ce serait trop désagréable”. N’ayant pas encore trouvé la solution miracle, la prochaine démarche à faire serait sûrement de s’adresser à la GRC. La réponse, quand nous recevons un courriel douteux, la meilleure solution serait de refiler le tout aux policiers de notre région. À deux reprises, l’expériennce a été tentée et dans chacun des cas on a même pas eu un accusé de réception.
Il ne faut pas se le cacher, l’Internet se veut un outil de prédilection pour les prédateurs sexuels et plus particulièrement les pédophiles. Il y a à peine quelques jours, nous recevions un courriel des plus explicites. On y écrit, noir sur blanc, qu’on a de tout pour réaliser nos fantasmes...de jeunes garçons et des fillettes de moins de 10 ans posant des gestes sexuels avec des personnes âgées et des animaux. Un message peut-il être plus clair ? Pourtant ces messages ont libre cours sur le web. Comment expliquer que personne n’intervient pour mettre fin à cette cochonnerie, que personne n’intervient pour mettre fin à la vente de médicaments sur le web, pourtant, nombre de courriels servant à la vente desdits médicaments proviennent d’une province canadienne. Que font nos représentants à Ottawa ? Qu’attendent-ils pour légiférer pour mettre fin à toutes ces pratiques vraiment condamnables ? Se soucient-ils seulement du bien-être des citoyen(e)s. Comme il est loin le temps où on retrouvait des politiciens du genre Rhéal Caouette, qui se souciait vraiment du “petit peuple”, soit celui qui le faisait élire.