Publié le 2/3/2009
Journée perdue
Claude Lacaille - Egan-Sud - Voici un sujet dont je voudrais vous faire part. Portant sur une évaluation qui a mal tournée, je crois que d’ autres personnes ont également subit le même sort. C’était une journée d’évaluation à l’ hôpital où les dés étaient pipés. C’ est pour cela que je l’ ai appelé «Journée perdue.»
J’ ai décidé de retourner à l’école, car je veux avoir un métier pour la dernière étape de ma vie. Je veux aider des gens en perte d autonomie, c’ est-à- dire les personnes âgées. Alors, j’appelle au centre d’ emploi pour prendre rendez-vous tout en leur expliquant ma démarche. Aussitôt, la secrétaire me transfert à une agente qui me demande: «Pourquoi le retour à l’école?» Parce que je n’ avais plus d’emploi , que je voulais partir du bon pied pour avoir un bon métier et un emploi stable. «Quel métier veux-tu faire?» Je lui répond: «Préposé aux bénéficiares.» Elle me dit que c’est un métier en grande demande et que je ne manquerais pas d’ ouvrage. Elle me dit d’aller à l’ école pour rencontrer l’ orienteur, qu’ il me passerait un test d’aptitude, que j’ ai passé avec succès. Mon agente m’ a dit que l’ hôpital était pour m’ appeler dans trois ou quatres jours pour une journée d’ évaluation.
Arrivé à la maison, j’annonce la démarche que je venais de faire à ma famille. Ils étaient tous contents pour moi. Mes amis(es) m’ ont encouragés(es) en me disant que c’était un bon métier pour moi car selon eux, je suis une personne de bonté qui aime rendre service au gens et que j’ ai un grand coeur. Avec toute cette énergie positive, j’ ai commencé l’ école tout en attendant l’ appel de l’ hôpital. Six semaines sont passées sans nouvelles.
J’ appelle mon agente pour lui faire part de mon inquiétude et elle me dit: «Ils sont très occupés.» Je devais les appeler, ce que je fais immédiatement. Mais je me bute à un répondeur. Alors, je lui laisse un message et lui demande de me rappeler. J’ ai attendu une semaine sans aucune nouvelle de l’ hôpital. J’ ai alors décidé d’ aller à l’ hôpital pour savoir ce qui se passait avec eux. Je me suis rendu au bureau des relations humaines. Vous auriez dû lui voir la face, quand je me suis nommé. Elle a sorti son arsenal d’ excuses et je suis reparti avec un rendez-vous.
Alors, voici cette fameuse journée d’ évaluation où les dés étaient pipés. Je devais arriver à 8 h30 le matin. Comme j’ aime arriver à l’ heure, je me suis pointé une demi-heure d’ avance. Je me suis rendu au deuxième étage et j’ ai attendu une demi-heure, J’ ai dû interpeller la garde en chef. Je me suis présenté pour expliquer ce que je venais faire ici. Elle n’ était pas au courant de ma venue. J’ ai vu la pression monter dans sa figure. Une personne a dit: « Je ne sais pas ce qu’ elle fait ici celle-là...» Par la suite la suite, elle me jumelle avec un préposé, mais je n’ ai pas le droit d’ aider ni de toucher mon partenaire. Je dois le regarder aller. L ‘avant-midi passe, je devais revenir à 2h30 pour une entrevue.
Ainsi, je me suis présenté à 14h au troisième étage de l’édifice. À 14h30 pile, Madame V m’ appelle et me fait passer dans la salle de conférence. Je m’ assois et peu de temps après, elle revient avec une consoeur et me pose six ou sept questions. «Que pensez vous des personnes âgées?» J’ ai trouvé la question un peu bizarre et j’ ai répondu que j’ avais beaucoup de respect pour elles et que je voulais suivre ce cours pour les aider à garder leur dignité. Mais la question qui me fait dire que j’ ai perdu mon temps est la suivante: «Que feriez-vous si vous trouviez une personne étendue sur le sol de sa chambre avec une coupure au front ?» Je lui ai dit que je n’ avais pas suivi le cours encore et que j’ apprendrai les réponses dans celui-ci. Cela à met fin à cette entrevue.
Avant de sortir de la salle, je lui demande si j’ ai été accepté et elle me dit que c’ était le centre d’ emploi qui avait le dernier mot. Une semaine plus tard, j’ ai un téléphone de mon agente qui me dit :«Je n’ ai pas de bonnes nouvelles pour toi.» «Bon, que se passe-t’ il?» Elle m’ annonce que l’hôpital dit que je ne suis pas apte à faire ce métier. Par conséquence, je ne peux suivre ce cours… Je l’interrompt et lui dit que Madame V, de l’ hôpital m’ a dit que c’ était elle qui avait le derner mot. «Je crois que vous vous lancez la balle.» Après réflexion elle me dit: «Je vais te rappeller.» Depuis ce temps, ça branle dans le manche.
Anecdote: Le lendemain de mon entrevue, j’ étais à la Petite Maison comme tous les matins, quand soudain, un hurluberlu est entré le sourire fendu jusqu’ aux oreilles. J’ ai senti que ce personnage se moquait de moi. Quelques jours plus tard, j’ ai su qui était ce personnage et qu’ il était cadre à l’ hôpital. Mon échec et la rencontre avec ce personnage m’ont fait comprendre et constater que cette journée d’ évaluation était pipée.
Pour finir, j’ai habité avec une personne paralysée pendant 5 ans. Je le faisais à manger, lui donnait son bain etc… Je faisais tout ce qu’ un préposé au bénificiare peut faire et voilà que je suis refusé par des personnes qui ne regardent que pour leur prime de fin d’année, alors qu’ elles devraient regarder pour le confort des bénéficiaires en aidant les travailleurs et travailleuses et non pas leur nuire. Pour l’ huluberlu qui va se reconnaître, je lui dit bonne journée. Pour la Madame V, lors de notre entrevue j’ ai constaté que vous étiez stessée et intimidée par ma présence. C’ est peut-être que vous saviez le résultat de la rencontre. Je ne vous en veux pas, mais à l’ avenir, dénoncez votre supérieur qui agit de cette façon. Par conséquence, vous n’ aurai pas de remords de conscience et vous allez aimer votre métier.
Bravo pour votre courage. C’est important de dénoncer et j’espère que les hautes instances vont réagir.