Publié le 29/1/2008
Le pie de la vache déborde
Jean Lacaille – Blue Sea – La tirelire est remplie de lait à Ottawa et Québec. Et nous contribuons tous à la lactation. Il ne faut pas blâmer les politiciens de s’en vanter. Les vaches sont grasses comme dirait le vacher. Tellement grasses, que les bidons débordent.
Et à coup de milliards en plus. La vache, c’est le gouvernement, donc c’est nous. Il faut bien remplir le pie. Le problème, dans la Vallée de la Gatineau, c’est qu’il s’en trouve peu pour le traire, extirper le bon lait pour s’en abreuver pour notre bonne santé physique, mentale et économique.
Vous vous demandez à quoi je veux en venir. Si je vous disais que les politiciens, de toutes gouvernances, ils ne le crieront pas sur les toits, déplorent le manque d’initiatives, de projets novateurs qui feraient en sorte que l’économie de la Vallée de la Gatineau connaisse un regain fulgurant au cours des prochaines années.
Alors, avant de blâmer les politiciens pour tous les maux économiques que nous subissons actuellement, surtout dans le domaine forestier, il faudrait commencer par se regarder le nombril. Que fait-on pour changer la donne ? Je ne parle pas des fonctionnaires d’organismes gouvernementaux en région qui font leur possible avec les enveloppes budgétaires dont ils disposent. Je parle de nous, de nous tous ! Que fait-on, que proposons-nous pour vivre mieux ?
Nous laissons les partis de l’opposition, tant à Ottawa qu’à Québec, réclamer ce que nous devrions nous-mêmes exiger. Et nous les critiquons. Ah, pour critiquer, nous sommes des maîtres. On blâme le gouvernement pour tout ce qui nous arrive et surtout pour tout ce qui n’arrive pas. Allons-nous comprendre un jour, qu’un politicien est d’abord imputable à ses électeurs avant toute ligne tracée à l’avance par son parti. Une ligne de parti ne concerne qu’un groupe d’individus qui a foi en un parti politique, qui en est membre. Ils sont donc très peu.
Le jour où nous oserons réclamer un retour sur le lait de la vache, nous allons construire, avec nos cerveaux et nos coeurs, une région solide dans toutes les sphères d’activités. Il est déplorable de constater que dans le plus meilleur pays du monde, il y a tant de gens qui peinent à vivre, à joindre les deux bouts.
Allo Outaouais.com est noyé de courriels de politiciens qui annoncent des investissements un peu partout en Outaouais. Nous les publions par souci d’objectivité et parce que ce sont effectivement des nouvelles du jour. Ils sont publiés sous forme de communiqué, je vous le précise. Les politiciens ne font que nous informer de la façon dont ils investissent notre argent. Ils n’ont pas à s’en glorifier. Bien honnêtement, je crois qu’ils ne le font pas. Et je pense qu’ils sont assez intelligents pour comprendre que l’on n’est pas naïfs au point de croire qu’ils nous font des cadeaux.
Cette opinion ne vise pas à trouver des coupables mais à susciter une certaine prise de conscience sur le pouvoir qui dort en nous. Pour se faire élire, les politiciens doivent passer par nous qui décidons, si oui ou non, un tel ou tel candidat fera plus notre affaire qu’un autre. Après que nous les avons élus, nous nous en lavons les mains. C’est totalement ridicule. Et nous accusons les gens qui sont près de ce parti de profiter des largesses de leurs partis.
Tant et aussi longtemps que nous continuerons à manger de la vache enragée, nous allons empoisonner notre avenir. Il est grand temps que nous prenions possession de notre étable. Que nous indiquions à nos représentants la marche à suivre. Que nous élaborions des projets structurants avec les budgets qu’il faut, de façon récurrente.
Il est temps qu’on se lève tous ensemble, de très bonne heure le matin, pour traire les deux vaches de notre étable qui seront d’ailleurs très heureuses d’alléger leur poids et de participer à cette traite commune en route vers un avenir tout de suite.
En tant que simple éditeur d’un journal Web rural, je me permets de suggérer la tenue d’un sommet politico-économique-social au cours duquel les forces vives du milieu établieront leurs besoins financiers pour créer de l’emploi durable chez nous. Les conclusions de ce sommet devraient être compilées dans un Énoncé des projets de la population avec une réponse de nos représentants dans les vingt-quatre heures qui suivront la fin de ce sommet. Peu importe le montant !
Je pense que nous en avons assez des temps de vaches maigres. Pourquoi boire du 2 % pendant qu’on peut se payer du 100 %. Si vous croyez que je rêve, oubliez tout ça. Aprés tout ce n’est que l’opinion d’un maudit journaliste, une profession qui, malheureusement auprès du public, est aussi impopulaire que la première, celle de politicien.
Jean Lacaille
WO les moteurs mon Jean !
Bonjour Jean,
Je t’offre 10 % de toutes les subventions que tu pourrais me faire avoir pour bâtir tous mes projets ! Ça semble simple à réaliser à lire ton article, j’ai peut être pas la connaissance et l’instruction nécessaire pour aller chercher ses bidons de lait dont tu parles. Je suis très sérieux, tu peux commencer immédiatement et venir me rencontrer dès ce soir au motel ou demain matin au bureau, je t’exposerai mes projets ...
*magasin général Bon chez nous/qui veut vendre des produits locaux et Québécois ; j’ai manqué de sous et peine à en trouver, je prendrai quelques bidons pour ce projet
*motel Bon chez nous/agrandissement pour recevoir plus de touristes, quelques bidons encore
*salle de réception pour location et pièce de théâtre tel que discuté avec toi encore quelques bidons
*sur les abords de la rivière nous pourrions faire un site de repos et de méditation extraordinaire genre petite hutte ( un peu dans le genre des Tibétains) avec spa et chute magnifique, quelques bidons nécessaires encore.
En terminant quand tous ces projets seront réalisés, s’il reste quelques bidons de lait, j’ai un tiroir plein et une garde-robe de projets remplie pour la région !
Salutation Jean !