Publié le 17/12/2007
Lettre ouverte à la députée et au préfet
Mon nom est Steve Connoly. Je suis ingénieur retraité et membre du conseil pour le village de Low et district. Je vous écris afin d’exprimer mes inquiétudes, et je crois, les inquiétudes de milliers de contribuables de la région. J’espère que mes commentaires seront perçus comme étant sincères et utiles dans votre démarche de bien représenter vos concitoyens.
Depuis plusieurs années, vos paliers de gouvernements transfèrent différents dossiers aux municipalités ce qui leur imposent des augmentations de taxes inacceptables pour la population. Les différents ministères de la province de Québec travaillent indépendamment un de l’autre, tentant d’arriver à divers objectifs. Ceci résulte en des hausses de coûts aux contribuables sans se soucier de leur capacité de payer la note.
Un exemple. Pour une propriété dans notre village, évaluée à 100 000 $ en 2005 les taxes municipales pour 2007 et les taxes scolaires ont augmenté de 30 %. En 2008, une autre hausse des mêmes taxes de 9 % augmentera encore la facture de taxes ; le vidangeage des installations septiques obligatoire aux 2/4 ans, est une technique sotte ; des politiques trop coûteuses pour la sécurité contre les incendies ; des coûts excessifs pour les élections municipales ; les coûts d’administration bureaucratique de la MRC (incluant les employés syndiqués) ; des programmes de recyclage trop dispendieux ; les coûts en hausse pour la disposition des ordures causés par un manque de planification de la part des gouvernements en plus des coûts déraisonnables pour les taxes scolaires. Ces coûts sont imposés simultanément à nos communautés qui leur font du tort financièrement. La prise d’échantillons d’eau potable des puits municipaux ainsi qu’aux restaurants qui ont leur propre puits, est dispendieuse, trop fréquente et n’est pas effective. La pratique est émotionnellement et politiquement justifiée comme Walkerton. Le ministre de la Santé du Canada m’a assuré que les tests d’eau auxquels les restaurants sont soumis ne sont pas nécessaires. En plus, les restaurants sont obligés par la municipalités de les prendre et doivent en payer les frais.
Nous sommes incapables de nous occuper de façon acceptable de priorités telles que l’entretien et l’amélioration du réseau routier, les systèmes d’eau, les bénéfices des employés, les événements culturels, de l’aspect de l’apparence du village, et beaucoup plus. Les hausses de taxes raisonnables à, ou à un niveau plus bas que 3 % ou 4 % font partie du passé. Les taxes non-payées sont au plus haut niveau que jamais dans la plupart de nos communautés. Le taux de la dette augmente. Dans notre village, nous avons de la difficulté à payer l’évaluation de notre système d’eau sans parler de la réparation du système.
À la MRC-VG, il y a 17 maires et 102 conseillers qui représentent 20 000 résidants permanents. Pour respecter le même ratio, la ville d’Ottawa devrait employer 5 000 conseillers. Pour cette raison, il existe trop de frais, trop de bureaucrates, pour permettre une gestion efficace. Les représentants de bonne volonté, manquent de bonne volonté, d’habileté et de courage pour prendre en main les transferts de dossiers des gouvernements et les énormes hausses de coûts. Les contribuables sont mal informés, le moyen de payer n’est jamais questionné et la permission de dépenser n’est jamais demandée. Des rencontres de communautés sont rarement tenues car les maires et le membres de conseil ont peur de le faire.
Les maires et les conseillers, en général, ont peur de se prononcer. Les rapports de rencontres des maires démontrent que les maires votent unanimement “oui” pour toutes les décisions de dépenses. À la fin de l’année fiscale, sans système de prévisions fiscales, il est impossible d’éviter des hausses de taxes pour l’année qui suit. Chaque maire a peur de “renverser le bateau”. Ils ne démontrent pas la volonté ni la capacité d’évaluer les moyens de payer les dépenses, tel qu’exigé par les contribuables.
Les maires contestent rarement les dépenses du gouvernement. Très peu de municipalités peuvent rencontrer les objectifs des plans pour la gestion des matières résiduelles soumis au ministère de l’Environnement. En plus, ceci sera encore très dispendieux. Le manque de leadership pourrait expliquer le manque de solutions pour trouver les alternatives pour la disposition des déchets. Et il est toujours trop tard. Même si une solution est proposée au gouvernement du Québec, il n’est pas toujours évident qu’il existe l’expertise pour l’évaluer. En laissant les MRC et les municipalités trouver leurs solutions, les communautés sont menacées d’amendes de 50 000 $ si elles ne ferment pas leurs dépotoirs pour la fin de l’année 2009. Les citoyens méritent-ils un tel traitement ? Les coûts rattachés pour surseoir au dépotoir de Danford ont été énormes et inutiles.
Les MRC ne représentent pas souvent l’opinion du peuple. Elles ne démontrent pas qu’elles sont au service du public. Au contraire, elles agissent d’une façon arrogante avec une approche de soumission de la population. Le manque de souci ou le manque d’habileté du gouvernement libéral du Québec d’évaluer la faisabilité des coûts est au détriment de nos communautés. Les coalitions de citoyens et la révolte des contribuables deviennent plus fréquentes.
Dans notre région de l’ouest du Québec, vous êtes nos leaders politiques. Vous avez des défis difficiles à relever et le public mesure votre capacité de leadership sur des résultats attendus. Les contribuables apprécieraient grandement de savoir si vous croyez qu’il existe un sérieux problème de taxation dans notre région. Prioritairement, il veulent connaître les démarches que vous entreprendrez pour rectifier la situation.
Merci de votre attention !
Respectueusement
Steve Connoly
Low, Québec.