Publié le 12/3/2010
La Journée internationale des femmes est un succès
Le Comité Femme de Maniwaki gagne son pari
Jean Lacaille - Maniwaki - Une centaine de personnes ont accepté l’invitation du Comité Femme de Maniwaki de participer à la Journée internationale des femmes lundi à la maison de jeunes Mani-Jeunes de Maniwaki.
Formé en janvier dernier, le Comité Femme de Maniwaki est composée d’intervenantes de l’Association de solidarité et d’entraide communautaire de la Haute-Gatineau (ASEC-HG), Halte-Femmes, le CALACS de Maniwaki et CHGA-FM. Cette journée spéciale était rehaussée par la présence de M. Lucien Wabanonik, le Grand chef de la Nation algonquine Anishinabeg et de la vice-Grand Chef, Marlène Jérôme, tous deux conférenciers.
Danielle Beaudry, coordonnatrice de l’ASEC-HG, instigatrice de la formation du comité, animait la conférence de presse qui a donné le ton à la journée d’activités.
«Le Comité Femme de Maniwaki informe les femmes de la région de la tenue de la Marche mondiale des femmes qui aura lieu en octobre prochain à Rimouski. Il faut dire que le contexte socio-politique actuel est inquiétant alors que les gouvernements ont une façon de voir le monde dans un contexte inégal, sexiste et injuste. L’heure est venue pour une grande mobilisation afin de revendiquer les droits des femmes dans une vision large des enjeux les touchant dans la société.»
Les revendications
Les représentantes des organismes membres du Comité Femme de Maniwaki revendiquent des mesures urgentes de lutte contre la pauvreté, un salaire minimum juste et la fin des catégories à l’aide sociale qui maintiennent des personnes dans une situation de pauvreté extrême.
Elles revendiquent également un bien commun et l’accès aux ressources et sont contre la privatisation et la hausse de la tarification des services publics.
La violence envers les femmes
Les femmes exigent du gouvernement qu’il mette en place des mesures concrètes pour prévenir et lutter contre les violences envers les femmes et qu’il légifère sur les publicités sexistes et qu’il introduise des cours spécifiques d’éducation à la sexualité dans une perspective de rapports égalitaires et non sexistes dans les écoles.
«Les marcheuses revendiquent aussi que le gouvernement du Canda garantisse le droit aux femmes de décider d’avoir ou non des enfants, ce qui implique le maintien et la consolidation des services d’avortement gratuits offerts partout au pays», ajoute Danielle Beaudry.
Les femmes dénoncent l’impact de la militarisation de la société et revendiquent que le gouvernement du Canada retire ses troupes de l’Afghanistan et qu’il cesse le recrutement militaire dans les écoles.
Les droits des femmes autochtones
Les femmes demandent au gouvernement du Canada de signer la Déclaration internationale sur les droits des peuples autochtones avec une attention toute particulière sur les droits des femmes et de leurs enfants.
«En 2010, les femmes ont décidé de marcher à nouveau dans le but d’obtenir l’équité sociale. La Marche mondiale des femmes se tiendra du 12 au 17 octobre 2010 à Rimouski. Nous marcherons aux côtés d’autres femmes de par le monde tant que toutes les femmes ne seront pas libres.»
«En 2010, ça va marcher !» était le thème de la Journée internationale des femmes du Comité Femme de Maniwaki. La conférence de presse a été suivie d’ateliers animés et d’un dîner avec des jeux interactifs. Il s’agissait d’une première pour le Comité Femme de Maniwaki qui sera sûrement répétée l’an prochain.
«Nous tenons à remercier nos conférenciers et toutes les femmes qui ont participé à cette belle journée», conclut Danielle Beaudry.