Avec vous... Tous les jours !
Spacer
Logo
Logo Cliquez pour plus d'informations
Spacer
  
image
  
Menu
Spacer
Le dimanche 20 mai 2012           
Rechercher :    
Spacer
 
image
Site en développement
image
  
image
L’actualité sociale

Publié le 23/10/2007

Les femmes et la diversité religieuse

L’égalité entre les sexes prime sur la religion

Jean Lacaille – Gracefield- Une dizaine de femmes ont assisté, mardi soir à la Maison Entraide Aféas de Gracefield, à une soirée de réflexion qui avait comme thème Les femmes et la diversité religieuse. Pour elles, la religion n’a pas sa place dans le discours sur les accommodements raisonnables.

Marie-Thérèse Kazeef, qui milite pour l’égalité des femmes depuis plusieurs années, animait cette soirée qui a mené à un consensus sur des sujets aussi complexes que la laïcité, les accommodements raisonnables, l’intégrisme, la citoyenneté, le multiculturalisme, le racisme et la xénophobie. Tout un programme !

Il a été question de la Charte québécoise des droits de la personne dont l’adoption remonte à 1975, il y a donc 32 ans. Selon elles, la charte doit être révisée et adaptée au moeurs du nouveau millénaire. Elles se sont également attardées sur le fait qu’un accommodement raisonnable ne doit pas s’appliquer à l’ensemble d’une société, mais uniquement sur la base individuelle.

La façon de vivre


Les moeurs d’un peuple sont bien sûr uniques. Les immigrants doivent donc s’adapter à leur pays d’adoption et non le contraire. Une règle sportive concerne tous les participants. Le port du voile doit être perçu selon la personne qui le porte. “Une femme qui porte le voile ne veut pas dire qu’elle est soumise. Elle affirme sa différence, un point c’est tout !”, de lancer une dame autour de la table.

La question des accommodements est un enjeu de société qui doit être réglé par le peuple et non par les cours de justice. Les femmes ont parlé d’une seule voie en affirmant que toutes les raisons invoquées pour expliquer une situation de choix accommodant, il faut d’abord tenir compte de la démocratie. Si un accommodement doit d’abord être individuel, cela ne veut pas dire pour autant qu’il faille qu’on l’accepte facilement. Il faut analyser les impacts, les enjeux, l’effet boomerang, qu’il pourrait engendrer sur des sujets aussi simples que le fait que des filles ne peuvent se baigner avec les garçons dans une piscine publique.

Elles s’entendent également pour dire que rien ne sera jamais parfait. “Il faut absolument en arriver à l’égalité entre les hommes et les femmes et il semble bien que ce ne soit pas le cas dans la pratique religieuse, de quelque confessionnalité que l’on soit. Toute religion a sa place, là où elle doit être. Elle ne doit pas être un bouclier devant servir à nous protéger, ou encore, une arme visant à se justifier face à une problématique qui concerne un choix de société.”

Et le ridicule ne tue pas quand il est question d’accommodement. “C’est comme cette histoire de femmes voilées qui pouvaient aller voter. Et pendant, ce temps, les électeurs doivent présenter au moins deux pièces d’identité pour avoir accès à l’isoloir. Voilà une situation où les croyances religieuses n’ont pas leur place.”

Ce n’est pas parce qu’une personne est reconnue comme voleuse que tous les membres de sa famille le sont. ‘D’où le dicton: c’est de famille. Il faut faire attention et juger de la personne plutôt que de juger un groupe sur l’état d’une personne.”

L’orientation de l’Aféas


Pour une association comme l’Aféas, dont la mission première est l’amélioration de la condition de vie des femmes, il est essentiel d’affirmer avec vigueur l’importance de la protection du droit à l’égalité entre les sexes.

Il faut revoir le concept d’accommodement et de liberté religieuse. Sans renier les principes définis dans les chartes québécoise et canadienne, il faut demander d’y insérer une définition plus précise de ce qu’on entend par liberté religieuse au lieu d’en laisser l’interprétation aux tribunaux.

Il faut refuser la ségrégation sexuelle dans les institutions puis concevoir une politique et des stratégies qui aideraient les personnes nouvellement arrivées à s’adapter à leur pays d’accueil. Il faut également déterminer les règles à utiliser pour négocier des accommodements raisonnables. L’enjeu central de toute négociation doit être l’égalité entre les sexes.

Il faut également surveiller notre réaction émotive, impulsive. Face à ce que l’on perçoit comme agressions à nos droits, prendre le temps de vérifier tous les volets à la base de cette situation. Souvent ce n’est l’action que d’une minorité qui fait parler d’elle au nom de l’ensemble sans avoir leur assentiment. Accepter les différences et même les considérer comme un enrichissement pour la société et par ricochet pour soi peut demander quelques ajustements dans nos opinions.

“J’ai entendu parler que le Québec accueillerait quelque 50 000 immigrants par année, au cours des prochaines années. À ce rythme-là, il faut bien convenir qu’il faut être trés précis dans notre définition d’un accommodement raisonnable si nous ne voulons pas être envahis par des demandes qui n’ont aucun sens. Et il nous semble que cette symbiose ne pourra être atteinte dans les cours de justice.”

 
Spacer
Formulaire de commentaires
Spacer
Nom :
Spacer
Courriel :  (ne sera pas publié sur le site)
Spacer
Municipalité :
Spacer
Émoticônes
Spacer
Commentaire :
  
  Garder mes informations en mémoire
Spacer
  M'informer de l'entrée de nouveaux
commentaires
Spacer
Entrez l'information que vous
voyez dans l'image qui suit :
Spacer
Spacer
Spacer

image
 
image
  
image
 
  
Début de la page

Page précédente   |   Retour à la page d'accueil

  
  
  
© Allo Outaouais.com - 2007   •   À propos
Hébergement par : Portail de la Vallée de la Gatineau
<