Publié le 12/10/2007
Un pas de plus vers l’égalité de fait
Gracefield- L’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFÉAS), dont celle de Gracefield, tiennent à souligner la décision du Premier-ministre du Québec de déposer un projet de loi pour amender la Charte québécoise des droits et libertés afin d’établir la primauté de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la liberté de religion.
L’Aféas appuie cette initiative qui répond à ses attentes car elle permet d’ancrer plus avant l’égalité entre les femmes et les hommes au coeur de toutes les décisions dans la société. L’Aféas a fait de l’égalité entre les femmes et les hommes l’axe central de son mémoire pour la Commission Bouchard-Taylor qu’elle déposera plus tard cet automne.
Cette valeur, qui a fait consensus au Québec, doit être au-dessus de tout accommodement et, comme tel, structurer les relations entre les citoyennes et les citoyens à tous les niveaux de la société. Pour l’Aféas, il faut donc que le Québec se dote d’outils clairs pour que cette valeur commune soit incontournable au moment de prendre en compte de possibles ajustements ou accommodements, au sein des organisations ou via les tribunaux.
Le respect de l’égalité entre les femmes et les hommes est garant de la paix sociale. Il faut donc éviter que la sphère publique soit envahie par des groupes qui, sous le couvert du respect de leurs droits, ne fassent reculer l’égalité durement acquise.
Fondée en 1966, l’Aféas regroupe en association 12 000 québécoises intéressées à la promotion des femmes et à l’amélioration de leurs conditions de vie dans la société.