Jean Lacaille - Gracefield - Il bricolait dans son atelier dans la matinée de dimanche. Il était loin de se douter que des amis, en catimini, lui concoctait des moments de bonheur intense. Rien de moins qu’un terrain de soccer et un trophée perpétuel qui porteront son nom. Ça commence bien une journée !
«Je suis sans mots. J’avais passé le témoin à une famille fantastique pour poursuivre ce que j’ai entrepris en 1978. Je vois mon jeune ami Étienne Marois, qui était tout petit, et qui est maintenant grand et qui est toujours impliqué dans le soccer. Il est maintenant assez grand pour arbitrer des matchs. J’ai passé le relais à la famille Marois qui a poursuivi l’oeuvre. Le soccer, c’est tomber, se relever et se dire qu’on ne peut pas toujours gagner. C’est aussi faire preuve d’un immense respect pour l’adversaire. Je vais me remettre au soccer sous peu. Je vais coacher. Mon petit fils Samuel va grandir, vous savez.»
L’idée d’honorer Jean-Charles Bonin fait suite à une conversation entre Sylvain J. Forest et Éric Éthier lors d’un match de soccer disputé entre Gracefield et Messines durant l’été 2007 sur les terrains de Farley. Accoudés sur une clôture, ils venaient d’instaurer La coupe de soccer Jean-Charles Bonin qui sera pour les jeunes joueurs de la Vallée-de-la-Gatineau ce que la Coupe Outaouais est pour les jeunes joueurs de l’Outaouais.
Les jeunes joueurs de soccer n’iront plus jouer au terrain de soccer de Gracefield mais bien au terrain de soccer Jean-Charles Bonin. Dorénavant, ce terrain portera son nom.
Une plaque du club de soccer de Gracefield
Le porte-parole du groupe de Gracefield, Gilles Crytes, s’est dit très heureux et fier de souligner la contribution de Jean-Charles Bonin à l’implantation et au développement du soccer dans la région et particulièrement à Gracefield.
Il a également souligné la précieuse collaboration et l’implication de sa conjointe, Chantal Leblanc, qu’il a remerciée pour tout ce qu’elle a fait pour le développement du soccer ici et dans tous les villages de la région. «Nous la remercions d’avoir toujours bien su ramener les plus compétitifs d’entre nous pour nous rappeler que l’essentiel du sport est de s’amuser dans le respect du jeu et de ses adversaires.»
Gilles Crytes a parlé d’un grand leader. Si le soccer est devenu un sport si populaire chez nous, c’est grâce à l’implication de cet homme qui s’est démené pour le faire connaître depuis 1978. «C’est ce qu’on appelle de l’engagement envers les jeunes de notre région.»
Des critères à déterminer
La Coupe de soccer Jean-Charles Bonin n’a pas été remise cette année. Elle sera remise, pour la première fois, en 2010. Mais d’ici là, des gens impliqués dans le soccer vont se réunir pour déterminer les critères devant mener à l’attribution de la Coupe de soccer Jean-Charles Bonin.
«Nous voulons prendre le temps pour préciser les normes qu’il faudra atteindre pour mériter la Coupe de soccer Jean-Charles Bonin. Il s’agit d’un trophée perpétuel sur lequel seront gravés des noms qui auront marqué l’histoire du soccer, tant pour les joueurs, que leurs dirigeants», précise Sylvain J. Forest.
Quant à Jean-Charles Bonin, il espère que son petit-fils Samuel grandira vite, vite, vite, pour qu’il puisse revenir s’investir dans le soccer, vite, vite, vite !