Publié le 1/8/2008
Un travail remarquable
L’Algonquin invente le golf biologique
Jean Lacaille – Messines – Dominic Morin, le jeune propriétaire du club de golf Algonquin de Messines est particulièrement fier de la performance de son entreprise au chapitre de la protection de l’environnement. Il utilise tellement peu de pesticides que son parcours pourrait être certifié bio.
L’indice de pression environnementale indiquait un mince 0,2 kilogramme d’ingrédients actifs par hectare en 2005, contre 0,1 kilogramme en 2004 et 0,4 kilogramme en 2003. C’est cinq fois moins que les terrains similaires en Outaouais et partout au Québec. Pour la région de l’Outaouais, la moyenne atteignait 5,1 kilogrammes en moyenne en 2005 contre 5,2 kilogrammes pour l’ensemble du Québec.
Ces résultats ont été confirmés par le Service des pesticides du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec à la suite d’un document préparé par la firme de consultants gatinoise Bélanger Agro.
Une belle performance
“Je suis particulièrement fier de cette performance. Souvent, les clubs de golf sont considérés, à tort il faut bien le dire, comme des entreprises polluantes. Nous sommes bien en-deça de l’indice de pression au Québec. Nous avons payé pour nos erreurs dans le passé. Maintenant, je crois que nous avons élaboré une bonne recette”, lance Dominique Morin qui compte huit employés à l’entretien de son parcours dont la moyenne est de quinze ans de services.
Et de plus, les golfeurs qui adoptent l’Algonquin sont beaucoup moins exposés à la pollution que l’ensemble des terrains de golf du même acabit au Québec.
“Nous appliquons nos pesticides en octobre. Nous avons, selon la réglementation, le droit d’utiliser 5 kilos de pesticides à l’acre. Nous en utilisons donc dix fois moins que l’ensemble des terrains de golf au Québec. J’impute ces excellents résultats à de bonnes pratiques culturales. Nous aérons nos verts ce qui fait qu’ils sont moins malades. Un bon entretien génère une meilleure croissance. Nous avons travaillé fort pour en arriver là.”
Comme il est le propriétaire, il est à même de constater que ces excellents résultats ne tiennent pas de la chance. “Nous n’avons utilisé aucun fongicide ( un antibiotique qui a la fonction de guérir les diverses maladies du sol ) depuis le mois d’avril. Nous sommes conscients qu’il faut générer la pousse du gazon pour en minimiser l’usure.”
Il faut savoir détecter la maladie avant qu’elle ne se propage. L’Algonquin vieillit bien. La construction d’infrastructures prenait tout le temps du personnel. Depuis quelques années, l’Algonquin en est rendu à l’étape de la manucure.
L’indice de pression est un des indicateurs qui reflète la pression environnementale et est exprimé en kilogramme d’ingrédiens actifs par hectare. Le bilan du ministère dresse un portrait de l’utilisation des pesticides sur les terrains de golf à l’échelle du Québec. L’Algonquin figure au sommet des terrains de golf les moins polluants au Québec.
“Maintenant, nous n’avons qu’à maintenir ce niveau d’excellence”.