Publié le 18/2/2008
Steve Bégin vaut bien un Kostopoulos ou un Smolinski
Roger Nolan - Mont-Laurier - Les amateurs de hockey qui ont eu l’occasion de voir le match de dimanche, opposant le Canadien aux Flyers de Philadephie, ont été en mesure de constater, une fois de plus, l’importance d’un Steve Bégin dans l’alignement, puisque le petit guerrier n’a peur de rien et il frappe tout ce qui bouge. En un mot, c’est un joueur qui dérange les joueurs adverses. On en a eu une preuve évidente récemment, alors que le Canadien affrontait les Bruins de Boston, puisque Bégin n’a pas lâché le grand Chara d’un pouce durant tout le match, soit au point de lui faire perdre son sang froid.
Pourtant, dimanche soir, Carbonneau a décidé de réinsérer Steve Bégin dans la formation, lui qui venait de passer les trois derniers matchs dans les estrades. Il est d’ailleurs de ceux qui ont été retranchés le plus souvent depuis le début de la saison. Un autre mal aimé, Michael Ryder, était également de l’alignement et il a aidé le Canadien a remporté la victoire. La réinsertion de Bégin et de Ryder s’est faite aux dépens de Tom Kostopoulos et de Brian Smolinski. Imaginez-vous, M. Smolinski, pour un, qui été rayé de la formation pour la première fois cette année, l’a vraiment mal digéré.
D’ailleurs, Smolinski et Kostopoulos sont restés sur la glace beaucoup plus longtemps que leurs coéquipiers afin d’éviter de répondre aux questions des journalistes. Smolinski en particulier est vraiment choyé par le Canadien par rapport à ce qu’il apporte à l’équipe. Je dirais même qu’il fait partie des “accommodements raisonnables de Guy Carbonneau” , tout comme Kostopoulos, car Carbo a l’habitude de poser des gestes qui ont pour objet de sauver la face, c’est à dire d’éviter de mal faire paraitre son patron, Bob Gainey, car il n’est un secret pour personne que Gainey a une fois de plus fait en erreur en embauchant ces deux joueurs, soit des joueurs comme on en compte des douzaines dans la Ligue américaine.
Certains ont poussé l’audace jusqu’à dire que Kostopoulos était utile au Canadien puisqu’il n’a pas peur de jeter les gants. Pourtant, à chaque occasion, il n’a pas encore enlevé ses gants qu’il a déjà reçu trois ou quatre taloches sur le museau de la part du joueur adverse. De plus, depuis le peu de temps qu’il est avec le tricolore, le jeune Sergei Kostitsyn a jeté les gants plus souvent que Kostopoulos. Celui-là c’est un vrai et il n’a pas froid aux yeux. Pour en revenir à Steve Bégin, il y a lieu de s’interroger sur ce que l’avenir lui réserve avec le Canadien car l’an prochain il empocherait 1,3 million pour sa dernière année de contrat et comme Canadien n’a pas l’habitude de trop favoriser les joueurs québécois il ne serait nullement surprenant qu’il soit échangé en retour d’un autre joueur du type Smolinski ou Kostopoulos, comme Gainey les aime.
Contrairement à Smolinski, Bégin agit en bon soldat et il évite de faire des vagues malgré le sort qu’on lui fait subir depuis le début de la saison et il promet de redoubler d’ardeur. Il est certain qu’il n’est pas heureux de son sort présentement mais, en vrai professionnel, il avouera que les derniers matchs ont été frustrants mais qu’il ne doit pas faire sentir ça au reste de l’équipe car ça ne doit pas devenir une distraction.