Publié le 22/1/2009
Y aura-t-il une 38e édition en 2010 ? La question est posée.
Les Lions en sont à leur dernière Pakwaun
Jean Lacaille - Maniwaki – La 37e édition de la Pakwaun pourrait bien être la dernière du club Lion de Maniwaki qui n’a plus les ressources humaines suffisantes pour poursuivre. Si rien ne change, les Lions vont se retirer avec le sentiment du devoir accompli.
Le club ne compte plus que six membres actifs et si d’ici le mois de mai, il ne parvient pas à recruter une douzaine de membres, le club sera définitivement dissout.
«Nous sommes sérieux. Nous ne pouvons continuer à organiser une fête d’une telle ampleur avec de moins en moins de monde pour l’organiser. De la façon dont nous voyons les choses, il faudrait un membership plus large ou encore le regroupement d’organismes soucieux de poursuivre l’organisation de la Pakwaun. Il serait dommage que les efforts des bénévoles au cours des 37 dernières années prennent fin sur une note aussi pessimiste», indique le président du club, M. Philippe Coggins.
De l’avis de Pierre Auger, qui en est à sa onzième présidence de l’événement, il devient de plus en plus difficile de recruter des bénévoles et tant qu’il en sera ainsi, il sera impossible de poursuivre.
Il y a quelques années, les Lions avaient interpellé le milieu afin de suggérer des activités nouvelles pour la Pakwaun. Le message n’est pas passé si bien que, tant bien que mal, les Lions ont poursuivi dans l’espoir que des bénévoles puissent se greffer à l’organisation des activités. «Mais nous voyons bien que les bénévoles ne sont pas légion et que nous devrons nous retirer faute de joueurs pour continuer la partie.»
Très peu de représentants d’organismes impliqués dans la Pakwaun 2009 étaient au rendez-vous de la conférence de presse qui avait lieu mercredi soir dernier à la Légion canadienne de Maniwaki. Seuls les représentants du Marché André Lapointe et du club Richelieu La Québécoise ont fait acte de présence. Il fut un temps où la conférence de presse de la Pakwaun suscitait un vif intérêt de la part des organismes. Ce n’est plus le cas et les Lions constatent le manque d’intérêt d’où le message qu’ils lancent à la population.