Publié le 9/4/2010
Il serait faux de prétendre qu’elles coûtent plus cher au Québec
Robert Coulombe fait le point sur le coût des routes
Jean Lacaille - Maniwaki - Tout récemment, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) rendait public le résultat d’une analyse fouillée du coût des routes au Québec la comparant à l’ensemble des autres provinces canadiennes.
Le résultat était encourageant en ce sens qu’ils s’avérait 2 % moins cher qu’ailleurs en général et 7 % moins cher pour les routes municipales. L’analyse contredit totalement l’affirmation qui datait de l’automne 2009 voulant que les routes du Québec coûtaient affreusement plus cher qu’ailleurs, dans une moyenne de plus 36 %.
«Si le résultat global est encourageant, nous ne fermons pas le dossier pour autant. Ce que nos analyses nous ont révélé, c’est que divers segments qui contribuent aux coûts globaux semblent étonnamment chers alors que d’autres semblent peu dispendieux. Nous n’avons pu remonter jusqu’à la source des données de l’étude pour avoir des réponses à ces questions. Nous croyons, faute de mieux pour le moment, que la méthode de déclaration des coûts en cause, ou encore que les définitions des postes budgétaires diffèrent d’une province à l’autre. Ce ne serait pas la première fois que le Québec diffère de façon sensible, des autres provinces canadiennes», affirme le maire de Maniwaki et président de l’UMQ, M. Robert Coulombe.
Finalement, c’est le résultat global qui compte le plus, À cet égard, le fait que les routes du Québec coûtent 2 % moins cher qu’ailleurs au Canada est réconfortant pour l’UMQ. «Mais nous ne serons pas satisfaits tant que nous n’aurons pas expliqué pourquoi la structure de chaussée ou l’entretien semblent tellement plus coûteux, ou encore pourquoi les ouvrages d’art et les autres coûts semblent moins coûteux ici. S’il y a des zones où l’ont peut améliorer notre performance, il faut les aborder sans tarder. Chaque dollar doit faire le maximum de chemin.»
Les constats
Déjà, l’UMQ a demandé la collaboration active des ministères québécois les plus directement impliqués pour aider le milieu municipal à mettre en place un bureau d’analyse des prix contractés sur les marchés publics. Un tel bureau permettrait à tous les corps publics de comparer les prix reçus lors d’appels d’offres pour détecter les cas de collusion entre entrepreneurs ou encore les cas de marchés distordus ou destructeurs par le manque de concurrence et d’agir rapidement pour déjouer le marché.
«Car, tout aussi important que la probité des intervenants, il faut miser sur des conditions de marché saines dans toutes les régions et à tout moment de l’année. Et cette remarque vaut tout aussi bien pour les marchés publics, gouvernementaux que municipaux», conclut Robert Coulombe.