Publié le 1/11/2007
Contournement du village de Ste-Cécile-de-Masham
“Un projet essentiel à notre développement résidentiel”
Jean Lacaille – La Pêche- On parle du contournement du village de Ste-Cécile-de-Masham depuis une trentaine d’années. Même si la réalisation de ce projet n’est pas pour demain, le conseil municipal de La Pêche s’y penche dans le moment.
La limite maximale de vitesse permise actuellement dans le village est de 50 km/h et il s’étend sur une distance de 12 kilomètres.
“Deux projets majeurs ont gonglé notre parc résidentiel de 75 maisons et cette année, 60 nouvelles résidences ont été construites. Il faut donc trouver une solution afin d’accélérer la circulation dans le village pour que nos résidents puissent entrer et sortir plus rapidement et de façon plus sécuritaire. Le prolongement de l’autoroute 5 atteindra La Pêche à court ou moyen terme. Nous devons absolument dévier la circulation dans le village”, indique le maire de La Pêche, Robert Bussière.
Localisation du contournement
Le contournement du village pourrait s’opérer à partir du chemin Eardley jusqu’à la route 366 via le pont Gauvreau, à la limite de la zone agricole. De cette façon, la municipalité éviterait d’amorcer des pourparlers avec la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) qui aurait pour effet de repousser l’échéancier de la réalisation des travaux de contournement.
Le printemps dernier, sur l’invitation de la municipalité, des citoyens se sont regroupés pour réfléchir à la question. À leur avis, le projet de contournement du village de Ste-Cécile-de-Masham est nécessaire pour éviter l’engorgement de la circulation sur cette artère longiligne.
“Il s’agit d’un projet à long terme qui ne pourrait se réaliser avant au moins 10 ans. Mais il faut le prévoir parce que d’ici ce temps, la municipalité de La Pêche accueillera plusieurs nouveaux résidents. Déjà que nous en accueillons une soixantaine par année dans le moment. Imaginez quand l’autoroute atteindra notre municipalité”, d’ajouter le maire Bussière.
Le maire Bussière cite comme exemple les projets de construction résidentielle Labelle et Gilbert Gauvreau dans lesquels on dénombre pas moins de 75 résidences. “Les propriétaires de ce secteur n’ont qu’un seul accès au centre du village et au rythme où se construisent les maisons chez nous, il risque d’y avoir congestion un jour ou l’autre”.
Le financement des travaux
De ce côté, le maire Bussière affirme qu’il n’y a pas de problème. Tout récemment, Ottawa et Québec ont confirmé un premier versement de 326 000 $ sur une aide financière totale, échelonnée sur quatre ans, de l’ordre de 1 018 731 $ qui provient de la taxe fédérale d’accise sur l’essence.
“Et ce programme est récurrent. Cela veut donc dire que nous pourrons y recourir le temps venu.”