Publié le 1/11/2007
La gestion des matières résiduelles
Un tonnage suffisant pour trois usines
Jean Lacaille – La Pêche- D’ici la pause du temps des Fêtes, le maire Robert Bussière entend interpeller à nouveau les élus municipaux de La Pêche concernant les solutions à appliquer pour une saine gestion des matières résiduelles.
Le maire Bussière n’y va pas par quatre chemins. “Nous n’avons pas de temps à perdre. Nous devons trouver une solution et pas une formule n’est parfaite.”
Un nouveau joueur
Questionné sur le fait que la ville de Gatineau pourrait entrer dans la danse concernant la recherche d’un plan régional visant à déterminer une politique en matière de gestion des matières résiduelles, le maire Bussière y est allé de cette remarque : “La ville de Gatineau devait construire une usine de traitement des boues de fosses septiques, elle ne l’a pas fait. Elle devait aménager un centre de compostage, elle ne l’a pas fait. La Pêche a amorcé, le printemps dernier des discussions avec la compagnie Plasco Energy Group d’Ottawa pour une usine de gazéification avec un traitement au plasma des matières recyclables qui, en plus de créer des emplois, générerait de l’énergie que nous pourrions revendre à Hydro-Québec. Nous retournons visiter l’usine de Plasco dans quelques semaines pour nous faire une meilleure idée sur cette technologie. Que Gatineau veuille devenir un acteur dans un plan régional, ça me va. Mais, nous aussi, nous avons des idées.”
Trois usines
En prenant pour acquis que la ville de Gatineau, les MRC des Collines de l’Outaouais et Vallée de la Gatineau unissent leurs efforts dans la recherche d’une solution commune à la gestion des matières résiduelles, le maire Bussière y va de cette remarque : “ Je vois trois usines en Outaouais, une à Gatineau, une deuxième sur la rive-est de la rivière Gatineau, par exemple à Val-des-Monts et l’autre, ici, à La Pêche.”
Sans le confimer, la municipalité de La Pêche a déjà une bonne idée de l’emplacement de l’usine à l’entrée du territoire municipalisé. “Il faut qu’elle soit construite près d’une route provinciale et qu’elle soit facile d’accès. De cette façon, nous éviterions d’investir dans la réfection et l’entretien d’une route secondaire.”
Le fait de construire trois usines du même type dans la région aurait un effet amoindrissant sur le transport en plus de préserver le réseau routier et de diminuer les chances de pollution.
Le fait que Québec a fixé au début de 2009, l’nterdiction d’enfouir les matières résiduelles dans un dépotoir force les municipalités à rechercher des solutions de rechange. “Pour cette raison, nous n’avons pas de temps à perdre¨.